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«J’espère qu’il n’y aura pas un gros impact» - Rudy Camacho

Publié | Mis à jour

Le CF Montréal reprend le collier contre le Nashville SC samedi soir, mais ce n’était pas le seul sujet de conversation jeudi.

Il était évidemment question de la décision du club de fermer la section 132 où se trouvaient plusieurs groupes de partisans, dont les Ultras. Ceux-ci contribuent depuis plusieurs années à animer le Stade Saputo et leur absence risque de se faire sentir. 

«J’espère qu’il n’y aura pas un gros impact, il y avait une bonne ambiance sur les derniers matchs», a convenu Rudy Camacho.

«Pour être honnête, je ne connais pas trop l’histoire. J’espère qu’il y aura d’autres supporteurs et qu’on aura la même ambiance que lors des derniers matchs.»

Inacceptable 

Victor Wanyama était visiblement mal à l’aise de commenter la situation, mais il s’y est quand même risqué.

«Les partisans sont importants dans le stade, mais la violence ne doit pas être acceptée.»

Le Kényan a l’expérience de stades européens, où les partisans peuvent être très sanguins. Il a notamment porté les couleurs de Southampton et Tottenham en Premier League.

«Je n’ai pas vu de situation du genre dans les endroits où j’ai joué dans le passé», a-t-il soutenu en déplorant l’absence d’un groupe de partisans importants.

«L’atmosphère est bonne au stade, il n’y a aucun doute qu’ils vont nous manquer.»

Point de presse de V. Wanyama -

Malchanceux 

Il n’y a pas que les Ultras qui seront absents demain. Rudy Camacho sera lui aussi mis à l’écart puisqu’il est suspendu en raison d’une accumulation de cartons.

C’est la troisième fois que l’arrière central purgera un match de suspension, une situation qu’il attribue plus à la malchance qu’à autre chose.

«Ça ne va pas trop dans mon sens en ce moment, c’est peut-être un peu un manque de chance.»

«J’ai aussi eu une série de cinq matchs où je ne devais pas prendre de cartons et je n’en ai pas pris. Je ne fais pas beaucoup de fautes.»

Situation délicate 

Puisqu’il est question de Rudy Camacho, il semble que sa situation soit un peu délicate puisque s’il espérait devenir résidant canadien, il devra attendre plus longtemps qu’il ne le croyait.

«L’avocat m’a indiqué que je n’aurai pas de résidence avant 2023. Je me retrouve dans une situation délicate où je devrai quitter le pays en décembre et que je déscolarise mon enfant pour rentrer en France.»

«Je suis en fin de contrat le 31 décembre, je n’aurai plus d’emploi alors je ne pourrai plus travailler. J’essaie de trouver des solutions pour rester au Canada parce que je n’aurai pas ma résidence permanente.»

Camacho connaît sans l’ombre d’un doute sa meilleure campagne avec le maillot montréalais, lui qui s’est joint à l’équipe au début de la saison 2018.

«Il faudrait que je me mette d’accord avec le club pour prolonger mon contrat et on n’en est pas encore là, mais ça n’influencera pas ma décision.»

Voilà qui est une belle façon de mettre un peu de pression sur l’organisation pour faire bouger les choses.