Club de foot Montréal

Ismaël Koné: la carte cachée

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Il y a près d’un mois, Ismaël Koné signait un premier contrat professionnel avec le CF Montréal, une entente de deux ans et deux années d’option.

Le jeune milieu de terrain de 19 ans a eu la foi et beaucoup de patience, lui qui s’entraînait avec l’équipe depuis le début de l’année sans aucune forme de garantie.  

«Ce qui m’a motivé, c’est comment j’ai été accueilli quand je suis arrivé ici, a-t-il souligné lors d’une visioconférence mardi (à voir en intégralité dans la vidéo ci-dessus). J’ai été dans un environnement où on m’a permis de progresser même si je ne savais pas si j’aurais un contrat professionnel.»

Et Koné a suffisamment surpris pour l’avoir ce contrat. Et quand il jouera, on pourrait avoir une surprise comme celle qu’on a eue quand Joaquin Torres a fait ses débuts.

«Ça pourrait être une carte cachée, on voit ce qu’il fait à l’entraînement et je crois qu’il pourra nous aider», a estimé Mathieu Choinière.

Comme Piatti   

Koné est costaud avec ses 6 pi 2 po, mais il est surtout doué balle au pied. Quand on lui demande de se comparer à un ancien joueur de l’équipe, il hésite longuement.

«Je suis un joueur qui aime beaucoup créer le jeu, pour mon côté dribleur, je peux m’identifier à [Ignacio] Piatti.»

Koné est le genre de joueur qui pourrait contribuer à l’animation offensive et l’équipe en aura bien besoin avec une séquence de sept matchs en 22 jours qui s’amorcera samedi.

Mathieu Choinière croit que son coéquipier a le potentiel pour occuper un rôle offensif, quel qu’il soit.

«Je le verrais devant, il peut jouer n’importe où, que ce soit à gauche, à droite, comme attaquant ou dans le milieu. Il est très bon pour percuter et combiner avec ses partenaires.»

Bien entouré   

Koné a grandi à Montréal, mais il est né à Abidjan, en Côte-d’Ivoire, tout comme son coéquipier Ballou Tabla et un ancien de l’Impact, Didier Drogba.

Inutile de dire que Koné aurait aimé côtoyer la légende du foot qui a passé une saison et demie à Montréal en 2015 et 2016.

«Ça fait plaisir, mais je suis déçu de ne pas être venu plus tôt et de ne pas l’avoir rencontré. Ça fait plaisir de savoir qu’il s’est entraîné sur le même terrain.»

Mais il n’est pas en reste, c’est un autre joueur d’origine africaine, le Kényan Victor Wanyama, qui l’a pris sous son aile.

«J’ai parlé beaucoup à Victor pour savoir comment devenir un meilleur milieu de terrain et une meilleure personne. Kiki Struna et Rudy Camacho me donnent aussi des conseils.»

Et avant qu’il soit échangé à Atlanta, Amar Sejdic a lui aussi été un phare pour Koné.

«Amar m’a beaucoup fait grandir parce qu’on parlait beaucoup sur et en dehors du terrain. Il m’a permis de progresser sur plusieurs plans.»