Canadiens de Montréal

«Je peux marquer encore plus de buts» -Dvorak

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Christian Dvorak subira probablement un choc culturel à son premier match avec l’uniforme du Canadien de Montréal sur son dos. Après cinq saisons et 302 matchs avec les Coyotes en Arizona, il passera de l’un des marchés les plus anonymes de la Ligue nationale (LNH) à l’un des plus bouillants.

Mais Dvorak a une carte dans sa manche pour absorber ce changement de cap. L’Américain originaire de l’Illinois a grandi dans l’environnement des Knights de London, l’une des plus grosses équipes de la Ligue junior de l’Ontario.

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Avant de faire le saut en Arizona en 2016-2017, il a joué trois saisons pour les frères Hunter avec les Knights. À Montréal, il renouera d’ailleurs avec un de ses anciens coéquipiers à London en Josh Anderson.

«Je suis très enthousiaste à l’idée de venir à Montréal, a dit Dvorak à sa première rencontre avec les médias montréalais lors d’une visioconférence, lundi. Ils aiment leur hockey à Montréal et les partisans adorent l’équipe. J’ai hâte d’y jouer et j’espère aider l’équipe à gagner.»

«Je me place toujours comme objectif de m’améliorer comme joueur. J’aurai le même objectif. Je suis heureux de me retrouver avec une équipe qui veut gagner. Ils ont connu un beau parcours l’an dernier.»

Assez habile pour éviter une controverse, Dvorak a refusé de critiquer l’environnement des Coyotes, une équipe qui se cherchera un nouveau domicile en Arizona à partir de la saison 2022-2023.

«Ça restait la LNH, a-t-il répliqué. On jouait sur la route dans de grosses atmosphères. J’aimais jouer à Vegas, Chicago ou Montréal.»

Il n’a toutefois pas parlé de la frénésie des partisans du Gila River Arena, l’aréna des Coyotes à Glendale.

Top 10 Christian Dvorak -

Des rumeurs persistantes  

Dvorak s’attendait à changer d’adresse depuis déjà quelques mois. Mais il lui restait à connaître sa prochaine destination. Quand les Hurricanes de la Caroline ont déposé une proposition hostile de 6,1 millions $ pour une saison à Jesperi Kotkaniemi, il se doutait que son avenir pouvait passer par Montréal.

«Les rumeurs circulaient depuis longtemps, a précisé le joueur de centre de 6 pi et 195 lb. Bill Armstrong, le directeur général des Coyotes, m’a téléphoné avant l’annonce sur les médias sociaux. Avant ça, j’essayais de ne pas trop y penser. Quand les Hurricanes ont fait l’offre pour Kotkaniemi, je me suis dit que ça pouvait devenir une possibilité encore plus forte.»

Marc Bergevin a rapidement utilisé la compensation des «Canes» pour s’améliorer à la position de centre après le départ de Kotkaniemi pour la Caroline. Le DG du CH a échangé un choix de premier tour en 2022 et un choix de deuxième en 2024 aux Coyotes pour obtenir Dvorak. Les Coyotes auront le meilleur choix de premier tour entre celui du Canadien et des Hurricanes à la condition qu’il ne s’agisse pas d’un choix parmi le top 10.

Un centre responsable  

Dvorak a offert une réponse assez classique pour un joueur de sa génération en parlant de Patrice Bergeron comme une inspiration.

Même s’il a déjà un peu plus de 300 matchs derrière la cravate, Dvorak a le sentiment qu’il n’a toujours pas atteint son plein potentiel. À sa dernière saison en Arizona, il a obtenu 31 points (17 buts, 14 aides) en 56 matchs.

«Je crois que je peux encore en faire plus offensivement. Je peux marquer encore plus de buts. Mais je me considère aussi comme un centre complet.»

À Montréal, Dvorak devrait hériter d’un rôle semblable à celui de Phillip Danault, qui a accepté un pacte de six ans et 33 millions $ avec les Kings de Los Angeles. À la différence de Danault, l’Américain aura toutefois plus de temps de jeu en supériorité numérique.

«Je vois un gars qui peut jouer en avantage et en désavantage numérique, a dit Bergevin. Il a du succès au cercle des mises en jeu [52,1%] et il est responsable sur 200 pieds. Il aura un rôle très important au sein de l’organisation.»

«C’est aussi possible de le voir atteindre un autre niveau offensivement, mais il ne trichera pas pour obtenir plus de points. "D-Vo" [Dvorak] est un gars très responsable. Il gère bien le pointage et le temps au cadran. Il joue de la bonne façon.»

Dvorak débarquera aussi à Montréal avec un contrat encore valide pour quatre saisons à 4,45 millions $. Un autre aspect qui faisait de lui un joueur de centre convoité sur le marché des transactions.

Point de presse de M. Bergevin -