Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Boxe

Jeanette Zacarias Zapata se bat toujours pour sa vie

Publié | Mis à jour

Plongée dans un coma artificiel depuis dimanche, la boxeuse Jeanette Zacarias Zapata lutte toujours pour sa vie à l’hôpital du Sacré-Coeur-de-Montréal.

La boxeuse mexicaine, âgée de 18 ans, est encore dans un état critique, mais stable, après avoir été victime d’un knockout dans un combat présenté par Groupe Yvon Michel (GYM), samedi dernier. 

Lors d’un point de presse tenu dimanche, il a été mentionné que les jours suivants seraient déterminants. On parlait d’une période cruciale de deux à cinq jours. Mercredi, on était au jour 4 de cette phase critique.

On ne connait pas le plan des médecins pour la suite des choses. Ils n’ont pas obtenu l’accord de la famille afin de divulguer des informations sur l’état de santé de la boxeuse. Son copain Giovanni Martinez est toujours au chevet de sa copine.

«Nous n’avons pas beaucoup d’informations sur son état de santé, a indiqué Yvon Michel au Journal de Montréal. Le peu qu’on obtient, elles proviennent de Giovanni. On n’a pas accès au bilan fait par l’hôpital.»

Michel travaille fort avec le consulat du Mexique à Montréal afin que les parents de Zapata puissent être au chevet de leur fille le plus rapidement possible. Comme on le sait, ce n’est pas évident de voyager en temps de pandémie.

À l’aide de ses avocats, il est en discussions avec les autorités de santé publique et du gouvernement fédéral afin d’accueillir le père et la mère de la boxeuse au Canada sous des motifs «humanitaires». Les démarches sont en marche, mais on ne connait pas les délais de traitement.

Charest prudente 

Interrogée sur la situation de Zapata à Québec, la ministre du Sport Isabelle Charest a joué de prudence.

«Les gens de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) sont à l’étape d’évaluation, a souligné Mme Charest. On va voir ce qui va sortir de cette analyse. Je n’ai pas les compétences, ni l’expertise pour dire qui doit faire quel combat contre qui. Je vais me fier à l’analyse.»
Depuis le début de la semaine, plusieurs observateurs ont tenté de relancer le débat sur la boxe et les risques de commotion cérébrale.

«C’est sûr que tous les événements malheureux comme ceux-là portent à réflexion sur une discipline ou une autre. La première chose à faire, c’est de s’assurer qu’on offre un encadrement et qu’on offre un protocole qui est strict et qui est suivi. C’est pour ça qu’on veut voir l’évaluation de la situation avec toutes les étapes.»

Elle a lancé des fleurs à la RACJ qui est reconnue comme l’une des meilleures commissions athlétiques au monde.

«Nous avons les procédures les plus strictes dans le monde. C’est un pas en avant, a ajouté Mme Charest. Il faut s’assurer que les protocoles soient suivis.

«Est-ce que c’est à moi de dire qu’un sport à sa raison d’être ? Je ne pense pas. (...) C’est un sport qui existe depuis de nombreuses années où il y a plusieurs adeptes, des gens compétents et des experts qui sont là pour assurer la sécurité des athlètes.»
Dans les règles de l’art

Du côté de la RACJ, on assure que toutes les procédures ont été respectées avant et pendant le gala de GYM.

«La RACJ est très sensible et préoccupée par l’incident de samedi dernier, a indiqué la porte-parole Joyce Tremblay. Dans ce cas, toutes les règles en lien avec la santé de la combattante ont été respectées et suivies à la lettre, avec beaucoup de rigueur, comme toujours.

«Tous les examens médicaux démontraient qu’elle était apte à combattre. La pugiliste a été rencontrée par nos médecins lors de la pesée ainsi qu’avant le combat. La combattante a également rempli un questionnaire médical dont tu pourras trouver le modèle sur notre site internet.»