Crédit : Photo Jean Carrier

Football universitaire RSEQ

La dernière danse des jumeaux Breton-Robert avec le Rouge et Or

Publié | Mis à jour

Un chapitre important de la carrière de deux joueurs qui ont contribué aux succès du Rouge et Or viendra à terme à la fin de la présente campagne. Le receveur Jonathan Breton-Robert et le porteur de ballon Vincent Breton-Robert ont accumulé les gros jeux dans l’uniforme lavallois dans les dernières saisons. Les deux jumeaux sont contents de partager ensemble ce dernier tour de piste.

«On joue ensemble au football depuis l’âge de 12 ans. On ne dit pas non à l’aventure professionnelle si l’occasion se présente, mais ça sera assurément un gros chapitre qui se termine pour nous deux. On prend plaisir de savoir que c’est la dernière fois qu’on fait certaines choses dans l’uniforme lavallois», assure Jonathan.

Les deux joueurs âgés de 25 ans ont cependant pris une rare pause l’un de l’autre au moment de faire le saut universitaire.

«J’étais un peu tanné de jouer au football après le collégial. J’ai fait un arrêt d’un an et ça n’a pas été long que la piqûre m’a repris. C’est long ne rien faire en revenant de l’école. En fait, je voulais simplement que Jonathan défriche un peu le terrain pour moi», raconte Vincent à la blague.

L’entraîneur Mathieu Bertrand s’est assuré de garder la porte ouverte au porteur de ballon durant cette année sabbatique.

Cohabitation

Plusieurs jumeaux possèdent une connexion spéciale l’un à l’autre. Jonathan et Vincent ignorent si ce lien fraternel est spécial. Ils sont simplement habitués de faire les choses ensemble.

«On habite maintenant chacun séparément, mais nous avons habité ensemble pendant le cégep et les trois premières années à l’université. On se voit régulièrement en dehors du terrain et on est jamais bien loin l’un de l’autre», illustre Jonathan, qui est né quelques minutes avant son frère.

Pour ceux qui doutent encore de la proximité entre les deux individus, ils étudient dans le domaine de l’enseignement et les deux joueurs sont actuellement blessés au même endroit en plus d’être deux joueurs offensifs.

«C’est une blessure à l’abducteur. Je n’ai pas encore pratiqué, mais il y a du progrès de mon côté. Pour Jonathan, il a bien commencé le camp et s’est blessé par la suite. Il faut être très prudent avec ce genre de blessures. C’est très frustrant de savoir que ça fait deux ans qu’on attend de jouer et qu’on ne pourra pas le faire dimanche. On paierait cher pour être en santé», raconte Vincent très envieux de ses coéquipiers.

Forger le caractère

La famille Breton-Robert est tissé serré et il arrive encore régulièrement aux jumeaux de donner un coup de main à la ferme familiale de Saint-Anselme pendant la saison estivale. Plusieurs leçons de vie ont été apprises au domicile familial.

«Travailler à la ferme, c’est apprendre à faire les choses de la bonne façon et de ne pas prendre de raccourci. Tu rentres à la maison seulement quand le travail est terminé. Ça sûrement aidé à façonner les personnes que nous sommes», mentionnent les deux athlètes.

Une vision

Les deux joueurs ont un seul objectif pour cette dernière année. Ramener la Coupe Vanier à Québec. «On en rêve et le fait qu’elle sera disputée au Stade Telus amène une motivation supplémentaire. Il n’y a rien d’autre qui existe pour le moment.»

Les Redbirds sont affamés   

Crédit photo : Photo courtoisie Université McGill

Les Redbirds de McGill achèvent leur préparation pour le match de dimanche après-midi face au Rouge et Or et l’entraîneur-chef Ronald Hilaire était confiant à l’approche de la rencontre.

«Je suis très content du camp d’entraînement et de notre progression. J’ai bien aimé notre match intraéquipe de samedi dernier. Il y a quelques petits détails à ajuster, mais nous sommes prêts pour le gros défi qu’offre Laval.»

Le pilote n’a pas voulu confirmer qui serait le quart partant entre Dimitrios Sinodinos et Jacob Samuels. Il faudra attendre le botté d’envoi pour le découvrir.

Il serait quand même étonnant que Sinodinos ne reçoive pas la confirmation pour le poste puisqu’il a été choisi comme capitaine de la formation en compagnie du joueur de ligne à l’attaque Dante Rienzo, de l’ailier défensif Joshua Archibald, du secondeur Anthony Leclerc et du demi défensif Tristan Fleury.

Saison différente

La 140e saison de football de l’université anglophone amène son lot de défis. Ronald Hilaire, tout comme Glen Constantin la veille, est d’avis que la prochaine saison est encore très loin de la normalité.

«Il y a tellement de choses différentes dans la préparation. Je suis 100% d’accord avec Glen sur le fait que l’équipe qui s’adaptera le mieux à toutes les distractions prendra une sérieuse option sur le championnat.»

Pour Hilaire, la foule qui est de retour n’est pas l’élément central de la rencontre de demain. «C’est bien qu’il y ait du monde, mais ce n’est pas ce qui est important pour nos athlètes. Nos gars sont juste contents de jouer et de faire partie des 48 joueurs de la formation.»

Le dirigeant a également mentionné qu’il n’a absolument aucune idée de l’identité des joueurs qui ont reçu la double vaccination dans sa formation.

«Les seules personnes qui ont accès à ces informations sont les gens de notre équipe médicale. J’en saurai plus quand le passeport vaccinal entrera en fonction. Tout ce que je désire, c’est que nos athlètes puissent jouer au football de façon sécuritaire.»

Même entraîneur

La pandémie a modifié plusieurs façons de procéder, mais le pilote ne pense pas avoir changé son approche auprès de sa formation.

«Je suis le même entraîneur que j’ai toujours été. Cela n’a pas changé. Je m’ennuie simplement d’être proche physiquement de mes joueurs. J’ai appris à utiliser mes paroles pour démontrer mon affection.»