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Soccer

Alphonso Davies insuffle de l’espoir aux réfugiés paralympiques

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Le joueur de soccer du Bayern Munich Alphonso Davies a partagé lundi une lettre bien sentie adressée aux six membres de l’équipe paralympique des réfugiés de Tokyo 2020.

Issu d’une famille libérienne vivant dans un camp de réfugiés au Ghana qui s’est sauvée au Canada lorsqu’il n’avait que 5 ans, Davies a souligné tous les enjeux liés à la vie d’un réfugié dans le monde du sport.

«Ce n’est pas tout le monde qui comprend la nature du périple dans lequel vous êtes, a écrit Davies, dans une lettre partagée sur son compte Twitter. Moi, je comprends et c’est une partie importante de qui je suis aujourd’hui. Je suis né dans un camp de réfugiés. Ma famille a fui la guerre. C’est parfois difficile de parler de son passé, des expériences vécues, des choses vues et de la discrimination à laquelle vous avez fait face.»

«Plusieurs ne comprennent pas la difficulté d’être un réfugié, a-t-il ajouté. D’être forcé de fuir pour sa sécurité. À quel point c’est dur d’être déplacé en plein cœur d’une pandémie. Être seul à des milliers de kilomètres de nos familles quand on a besoin d’elles est éprouvant. Ce l’est encore plus en ayant un handicap, mais vous n’avez jamais abandonné malgré tous les défis.»

Plus grand que le sport

Déjà, atteindre l’élite mondiale dans n’importe quelle discipline est un accomplissement en soi. Selon Davies, les accomplissements des athlètes paralympiques sont plus grands que le sport et qu’ils ont une influence bien plus grande qu’ils pensent avoir.

«Vous avez trouvé un moyen de non seulement pratiquer votre sport, mais aussi de le faire au niveau le plus élevé qui soit. Toutes ces années à rêver d’être sur la grande scène, toutes ces sessions éreintantes dans les salles d’entrainement, tout ce travail et cette détermination vous ont mené jusqu’à ce moment, les Jeux paralympiques de Tokyo 2020.»

«Une chose que je sais sur le sport, c’est qu’il a le pouvoir de changer des vies. Vous êtes maintenant tous des modèles qui ont le pouvoir d’inspirer les autres. Ne vous trompez pas, ce que vous vous apprêtez à faire à Tokyo va changer la vie des gens. Des jeunes se mettront au sport grâce à vous. Il y aura des réfugiés qui, en vous regardant avoir du succès, croiront aussi en leurs chances. Et vous savez quoi? Ces personnes sont les prochains infirmiers, enseignants et scientifiques de ce monde. C’est un changement qui commence avec le sport.»

Davies a aussi rappelé qu’il faut entrer dans ces Jeux de la bonne manière, d’y prendre du plaisir avant tout.

«Allez-y et faites ce que vous avez à faire. Faites-le comme vous ne l’avez jamais fait avant, donnez votre 100 %. Ne vous concentrez pas trop sur les récompenses et allez-y avec un sourire sur le visage. Vous savez à quel point vous avez travaillé fort pour vous y rendre. C’est là que vous serez au sommet de votre forme. Bienvenue au ‘’show’’, vous êtes à votre place.»