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Omnium banque Nationale

Opelka poursuit sa progression

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Reilly Opelka n’a pas fait une entré fracassante dans le monde du tennis comme ce fut le cas pour certains joueurs tels que Denis Shapovalov, à Montréal, en 2017, quand il avait éliminé Rafael Nadal pour se rendre en demi-finale de la Coupe Rogers, mais l’Américain a fait son bout de chemin, à sa manière, pour atteindre sa première finale d’un tournoi de la série Masters 1000, à l’Omnium Banque Nationale de Toronto.

Si l’athlète de 23 ans n’a pas eu le résultat espéré lors du match ultime, il a néanmoins retenu plusieurs leçons importantes pour la suite de sa carrière.

«J’ai appris plusieurs choses sur moi-même. J’ai appris que la différence [entre une victoire et une défaite] peut être tellement petite, que tu dois seulement demeurer optimiste», de dire le géant de 6 pi 11 po, en conférence de presse au terme de sa finale contre Daniil Medvedev.

«J’ai joué contre Lloyd Harris [durant les huitièmes de finale] il y a quelques jours. Il retournait très bien la balle, il jouait très bien, il ne manquait aucune balle. J’aurais pu perdre ce match et tout de même avoir une bonne semaine, mais j’ai gardé ma concentration, je suis demeuré optimiste et j’ai sorti quelques coups importants. Je gagne ce duel, puis je bats [Roberto Bautista-Agut] et [Stefanos] Tsitsipas, et ça devient soudainement une semaine plus longue.

«Cette semaine est un parfait exemple qu’en utilisant cette mentalité optimiste, ça peut allonger quelques semaines, même si c’est seulement pour un ou deux tournois par année. Regardez l’effet que cela va avoir sur mon classement. C’est tout ce que ça prend.»

Depuis le mois d’octobre 2019, Opelka navigue majoritairement entre le 30e et le 40e rang mondial. Lors de la prochaine mise à jour du classement, son résultat à Toronto lui permettra d’établir son meilleur rendement en carrière. L’Américain passerait de la 32e à la 23e position.

Encore place à l’amélioration

Même s’il vient de connaître sa meilleure séquence en carrière, Opelka regarde déjà devant lui, puisque le tournoi de Cincinnati et l’Omnium des États-Unis arrivent à grand pas, avec le premier des deux qui débute lundi.

«Notre sport est impardonnable, a ajouté Opelka. C’est dur d’avoir des bons résultats à chaque semaine. Le "Big Three" [Djokovic, Nadal et Federer] l’a fait exceptionnellement bien, mais ce n’est pas facile à faire. Je n’ai pas beaucoup d’attentes à Cincinnati, mais je vais mettre beaucoup d’emphase sur l’Omnium des États-Unis afin d’y donner le meilleur de moi-même.»

«Tout le monde est bon. Mes matchs sont si serrés et je perds plusieurs d’entre eux. C’est les bons et moins bons côtés de mon jeu. Je peux être à 6-6 en troisième manche contre Medvedev, ce que j’ai fait à quelques reprises, mais je peux aussi être à 6-6 en troisième manche contre un joueur en-dehors du top 100. C’est le moins bon côté de mon jeu, le niveau de jeu entre moi et les autres est petit. C’est déjà petit pour n’importe qui en général, mais dans mon cas, ça se décide toujours par quelques points.»

Opelka entamera son parcours à Cincinnati mardi, contre le Français Corentin Moutet.