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Crédit : Martin Chevalier / JdeM

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Omnium Banque Nationale: une victoire dédiée à papa

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Depuis qu’elle est toute petite, Camila Giorgi est entraînée par son père, Sergio. «Je lui dédie cette victoire parce qu’il a consacré tellement d’heures à mon tennis», a déclaré la championne après sa victoire, dimanche.

Sergio n’était pas à Montréal cette semaine pour voir sa fille remporter le titre le plus important de sa carrière. En raison de la COVID-19, certaines joueuses ne sont pas accompagnées par tout leur entourage habituel pendant les tournois.

Mais Giorgi assure que son père l’a aidée à distance tout au long de la semaine. «Nous nous sommes parlé des centaines de fois, que ce soit par FaceTime ou par téléphone», a confié l’Italienne dimanche.

«Il est toujours avec moi. Toujours, toujours. Avant les matchs, avant les entraînements, après les entraînements. Nous parlons de tactique», a ajouté Giorgi, qui semble beaucoup plus loquace quand vient le temps de parler de son papa que de son tennis.

Des controverses

C’est Sergio qui a montré à sa fille à jouer au tennis quand elle avait 4 ans. Depuis, le duo est inséparable. Et parfois controversé.

À Rome, cette année, l’arbitre Lara Morgane avait appelé la sécurité parce qu’elle se sentait menacée par M. Giorgi, qui était assis non loin d’elle lors d’un match entre Camila et l’Espagnole Sara Sorribes Tormo. Cette dernière avait remporté l’affrontement.

«Il est vraiment fou», avait dit l’arbitre à l’agent de sécurité.

Après l’incident, Giorgi avait défendu son père : «Je pense que tout ça est parti de l’arbitre, puis des journalistes qui nous ont accusés, mon père et moi, a-t-elle dit à la revue spécialisée Il Tennis Italiano. Ils ont dit qu’il était agressif, mais il ne l’était pas.»

À Wimbledon, en 2017, la Lettone Jelena Ostapenko a déclaré que Sergio Giorgi l’avait volontairement déconcentrée à plusieurs reprises alors qu’elle affrontait sa fille. Ostapenko a tout de même remporté la rencontre.

«Une équipe incroyable»

Mais dimanche, il n’a pas été question de controverse en entrevue d’après-match. Giorgi a plutôt vanté le travail de celui avec qui elle fait équipe «depuis 25 ans».

«Nous travaillons tous les jours ensemble. Nous voyageons toujours ensemble [hormis cette semaine]. Je pense que nous formons une équipe vraiment, vraiment incroyable. Il est incroyable.»

Et pour l’emporter à Montréal, Giorgi estime qu’elle n’a pas apporté de changements particuliers à son jeu. C’est plutôt son travail acharné aux côtés de son papa qui a fini par porter ses fruits et lui permettre de gagner à 29 ans le titre le plus important de sa carrière.

«J’ai travaillé toute ma vie avec mon père. Nous travaillons des heures et des heures sur le terrain. Un jour, cela allait nous donner des résultats. J’y croyais et lui aussi.»