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Omnium banque Nationale

Omnium Banque Nationale: Une édition pandémique qui a dépassé les attentes

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Tennis Canada a dû dépenser entre 2 et 2,5 millions $ de plus pour tenir cette édition pandémique de l’Omnium Banque Nationale à Montréal. Si «ça n’a pas été simple» de présenter le tournoi, son directeur Eugène Lapierre se dit satisfait. «On a réussi!» a-t-il soufflé dimanche.

Et même si elle est loin des quelque 220 000 spectateurs qu’elle a accueillis en 2019, l’organisation dit avoir «dépassé ses attentes» alors qu’environ 50 000 personnes ont franchi les tourniquets cette semaine.

Pour assurer le respect des mesures de distanciation sociale, environ 5000 amateurs étaient admis au Stade IGA pour chacune des sessions de jour et de soir.

«On savait qu’on n’aurait pas la foule qu’on avait habituellement, a reconnu M. Lapierre, en visioconférence avant la finale. Mais on est très satisfaits.»

Parmi les dépenses supplémentaires encourues par Tennis Canada pour la tenue du tournoi, il y a la réservation de l’hôtel Reine-Élizabeth en entier pour les joueuses, l’embauche d’une compagnie pour effectuer les tests de dépistage de la COVID-19 et la location du système Hawk-Eye Live, qui remplaçait les juges de ligne sur tous les terrains.

Cette dernière dépense se chiffre à elle seule à près de 300 000 $.

Pour le développement

Mais après avoir perdu près de 17 millions $ l’an dernier avec l’annulation des tournois de Montréal et de Toronto, M. Lapierre estime que le jeu en a valu la chandelle.

«À un moment, on pensait même tenir le tournoi sans spectateurs. On voulait juste présenter le tournoi, a rappelé M. Lapierre. Financièrement, on va arriver autour de kif-kif.»

C’est que les profits de l’événement servent au développement du tennis au Canada. «Entre Montréal et Toronto, généralement, on arrive à réinjecter entre 16 et 17 millions $, a expliqué le directeur. On sera loin de ça cette année, mais au moins, on n’aura pas perdu une dizaine de millions $ comme l’an dernier.»

«On va faire les comptes et on espère être capables de réinjecter des sous [pour le développement]. J’espère qu’on sera plus dans le vert que dans le rouge, mais ça devrait être le cas, puisqu’on a eu de l’aide du gouvernement québécois.»

Deux cas de COVID-19

Au-delà de l’aspect financier, les organisateurs craignaient aussi une prolifération des cas de COVID-19 pendant le tournoi.

Ils estimaient avoir fait tout en leur pouvoir pour éviter pareil scénario, grâce à un protocole de 65 pages qui a été approuvé par la santé publique.

Eugène Lapierre a toutefois deux cas de COVID-19 à déplorer : une Japonaise, qui a dû être placée en quarantaine (elle se trouve d’ailleurs toujours à l’hôtel), et un serveur dans un salon du stade, qui n’a travaillé que quelques heures et pour lequel il a été «facile de faire le traçage» épidémiologique.