Crédit : PHOTO COURTOISIE / Renaud Dupré St-Laurent

Football universitaire RSEQ

Un nouvel atout pour les Carabins

Publié | Mis à jour

Il y a une nouvelle composante qui pourrait faire une énorme différence dans les performances de l’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal en 2021 et elle ne se trouve pas sur le terrain.

La jeune femme se nomme Sarah Brisson-Legault et elle travaille au bien-être mental des étudiants-athlètes. La détentrice d’une maîtrise en préparation mentale de l’Université d’Ottawa œuvre avec les joueurs des Bleus depuis le mois de décembre dernier. 

«Au football, nous travaillons constamment sur notre physique et sur ce que nous allons faire sur le terrain, soit courir vite, lever des grosses charges et lancer loin. Mais, nous ne faisons pas grand-chose pour notre tête. Sarah, elle est là pour ça», a exprimé le quart-arrière Dimitri Morand pour expliquer l’importance de la nouvelle venue.

«Elle nous donne de super bonnes pistes pour être en mesure de contrôler nos émotions et être dans le moment présent», a-t-il ajouté.

L’importance de la santé mentale 

Ce n’est pas une cachette pour personne, la santé mentale des athlètes – et de la population en général – est un sujet qui prend de plus en plus de place dans l’espace public.

«Dans le sport de haut niveau, il y a énormément de pression sur les athlètes. Moi, je travaille sur la gestion de cela. Il y a aussi la confiance en soi, les discours internes, les exercices de pleine conscience, l’autocompassion et plein d’autres éléments», a indiqué Sarah Brisson-Legault.

Légèrement surprise par la réaction extrêmement positive des joueurs à son arrivée dans l’entourage de l’équipe, la femme de 30 ans se trouve choyée.

«Dès mes débuts, plusieurs vétérans de l’équipe m’ont contacté super rapidement. J’ai donc commencé avec des sessions individuelles. Ça m’a aidé quand nous avons commencé les entraînements de groupe, car j’avais déjà un contact avec près de 40 gars. Le fait que les leaders de l’équipe sont venus vers moi a définitivement aidé mon intégration à l’équipe et j’en suis très reconnaissante.»

Un pas de plus vers la victoire 

Ce n’est pas seulement les étudiants-athlètes des Bleus qui ont réservé un accueil chaleureux à la préparatrice mentale, elle qui a vanté l’ouverture d’esprit de l’entraîneur-chef Marco Iadeluca.

«Il y a eu énormément de progrès dans les dernières années au sujet de la santé mentale et il y a de plus en plus d’individus qui mettent ça en lumière. Je suis choyée d’avoir un entraîneur-chef comme Marco [Iadeluca], qui est super humain et qui valorise la santé mentale de ses joueurs.»

«Chaque année, nous voulons nous réinventer, nous améliorer et mettre toutes les chances de notre bord, a pour sa part dit Iadeluca. Elle est ici pour améliorer la performance des joueurs, ce qui représente une plus-value incroyable. Mais, nous voulons aussi aider les joueurs le plus possible dans leur vie en général. L’ajout de Sarah nous permet de faire encore mieux ces deux choses-là.»

Élément-clé 

De son côté, celle a qui déjà été la préparatrice physique avec les Spartiates du cégep du Vieux Montréal croit fermement que l’aspect mental peut être l’élément-clé du succès d’une équipe.

«Les deux équipes qui se rendent à la coupe Vanier, elles sont prêtes physiquement, techniquement et stratégiquement. Pour moi, l’équipe sort gagnante, c’est celle qui en mesure de bien gérer son stress et de garder le cap quand un jeu ne fonctionne pas», a affirmé avec conviction Sarah Brisson-Legault.