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Alouettes de Montréal

David Ménard ne tient rien pour acquis

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Certains joueurs de la Ligue canadienne de football (LCF) ont trouvé le temps long durant la pandémie. On peut placer le nom de David Ménard dans cette catégorie.

L’ailier défensif, qui en est à sa septième saison dans le circuit Ambrosie, s’est amené avec les Alouettes en acceptant un contrat comme joueur autonome l’an dernier.

Toutefois, la pandémie a retardé son entrée en scène avec la formation de Khari Jones. Pour son premier camp à Montréal, il a adopté l’attitude d’une recrue.

Il n’a rien tenu pour acquis pendant le camp d’entraînement même s’il avait une entente en poche. Il voulait gagner son poste comme les autres.

«Je suis satisfait de ma progression durant le camp. Je ne savais pas à quoi m’attendre au départ, a souligné David Ménard lors d’une entrevue avec “Le Journal de Montréal”. Même si je suis maintenant un vétéran et que j’ai de l’expérience sur un terrain, j’arrivais avec une nouvelle équipe.»

«Par contre, ça n’a pas été long avant de retrouver mes repères.»

Un rôle confortable

Les entraîneurs des Alouettes ont l’intention d’utiliser Ménard sur les unités spéciales et en défensive.

«Je n’ai pas parlé directement à mes entraîneurs à ce sujet. Cependant, j’aurai un rôle limité sur les unités spéciales et je ferai partie de la rotation au sein de la ligne défensive, a précisé Ménard. Ça me convient parfaitement.»

«J’ai connu mes plus belles saisons avec les Lions de la Colombie-Britannique dans ce rôle. Mon boulot de réserviste sur la ligne défensive donne une chance aux partants de reprendre leur souffle.»

Comme il l’a toujours fait depuis ses débuts dans la LCF, il se tient prêt à toute éventualité.

«Je travaille toujours pour essayer d’obtenir un poste de partant, a souligné le joueur originaire de Chicoutimi. À tous les matchs, je me prépare comme si j’en étais un.»

«Si les entraîneurs me donnent un départ un jour, je serai prêt.»

Des doutes

Durant la pandémie, les joueurs de la LCF ont dû trouver des emplois pour payer leurs factures et pour subvenir aux besoins de leurs familles.

Ménard s’est trouvé des contrats dans le monde de l’éducation.

Il a notamment été chargé de cours à l’Université du Québec à Chicoutimi en plus d’œuvrer comme surveillant à l’école secondaire Notre-Dame.

«C’était difficile de naviguer à travers cela et j’ai eu des doutes, a indiqué Ménard. Ça m’a permis de garder la tête hors de l’eau. Je suis content de pouvoir mettre les questions sur mon après-carrière encore sur la glace.»

«Je n’étais pas prêt à tourner la page tout de suite. J’ai l’impression d’avoir encore quelques bonnes années de football devant moi. Je n’ai pas encore sorti le football de mon système et j’ai encore du méchant à sortir.»