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Soccer

La «Messimania» ne faiblit pas à Paris

Publié | Mis à jour

Des files d'attente à l'aube devant les boutiques du PSG, la foule près du Parc des Princes, des maillots en rupture de stock, un compte Instagram qui explose, « un truc de malade »: la « Messimania » ne faiblit pas à Paris.

« Ca fait plus de trente ans que je suis supporter du club, on a connu tellement de galères... Il y a douze ans on jouait le maintien, c'était dur », souffle Mohamed, 49 ans, présent devant le Parc au moment où Messi s'apprête à répondre aux questions de la presse dans l'enceinte du stade. 

« Là on va jouer avec une attaque Messi-Neymar-Mbappé, j'en reviens pas », s'enthousiasme le supporter, qui ne donne pas son nom, au milieu de la foule de plusieurs milliers de personnes venues Porte de Saint-Cloud, dans le sud-ouest de Paris, pour acclamer le meneur de jeu argentin.

Quand la star argentine arrive au stade, les supporters scandent le nom du nouveau N.30 du PSG d'une seule voix: « Messi, Messi, Messi ». La plupart immortalisent l'instant avec leur téléphone.

Rupture de stock

Les fans du club de la capitale prennent place devant l'écran géant installé afin de diffuser la conférence de presse de présentation de « Leo », qui se tient à 11h00, alors que la boutique du club est pleine à craquer.

Sur le site du PSG, dans la matinée, le maillot du PSG floqué « Messi » est rapidement en rupture de stock, avant que ceux-ci ne soient renfloués.

Le magasin officiel du Parc profite de la conférence de presse pour fermer momentanément. Les employés remplissent les rayons, se réorganisent: des maillots arrivent par dizaines et par piles de la réserve pour être floqués et prêts à la vente.

Les employés travaillent à une cadence folle, il faut que le maximum de tuniques soient prêtes pour la réouverture, quelques minutes plus tard.

« On a vécu une matinée de malade, les gens n'ont pas arrêté, on a été obligé de filtrer sinon c'était pas possible de faire entrer tout le monde », glisse un employé de la sécurité. « C'est inédit, j'avais jamais vu ça avant », ajoute-t-il.

Même chose à la boutique des Champs-Elysées, où la queue s'allonge au fur et à mesure de la matinée, devant un magasin où figurent déjà de grands panneaux à l'effigie du natif de Rosario.

« Je suis un fan de Messi, ça veut dire que si j'avais dû faire la queue toute la journée pour avoir le maillot, je l'aurais fait », assure Djibril, 23 ans, fan du PSG.

« On ne ferait pas ça pour Kurzawa »

Pendant ce temps, l'ambiance monte d'un cran aux abords du Parc: des fumigènes et des feux d'artifice sont tirés, des chants sont lancés sous l'impulsion des ultras. Un homme est interpellé après qu'un enfant a été blessé par un fumigène, a priori involontairement, selon une source policière.

Pour Wesley, venu avec ses enfants de 7 et 9 ans, être présent pour un tel moment relevait de l'obligation.

« Ils ne savent pas (les enfants) tous les exploits que Messi a réalisés dans le football. Mais il fallait que je les emmène, j'espère qu'ils s'en souviendront longtemps parce que Messi au PSG, c'est un truc de malade », s'exclame le père de famille.

Lorsque la conférence de presse débute, les supporters scandent le prénom du président du club Nasser Al-Khelaïfi, puis écoutent +la Pulga+ exprimer son « rêve de gagner une nouvelle fois la Ligue des champions ».

Quand elle s'achève, Messi se présente devant une foule extatique avec son maillot, au milieu des volutes de fumigènes.

La boutique rouvre, et la déferlante reprend: en moins de cinq minutes, la file d'attente atteint les 100 mètres. « C'est cool de pouvoir offrir ça aux supporters, ils le méritent », glisse un employé du magasin.

« C'est vraiment parce que c'est Messi » sourit Tom,. « On ne ferait pas ça pour Kurzawa, je vous le dis. »