Omnium banque Nationale

Félix Auger-Aliassime subit l'élimination

Jessica Lapinski

Publié | Mis à jour

Le beau tennis de Félix Auger-Aliassime s’est envolé dans le vent qui tourbillonnait sur le central mercredi matin à Toronto. Incapable de s’ajuster aux conditions de jeu, le Québécois s’est incliné 7-5 et 6-4 devant le Serbe Dusan Lajovic, 44e mondial.

«Dès le début, j’ai senti que les conditions de jeu ne seraient pas faciles, a raconté le neuvième favori après sa défaite. C’était venteux et les balles volaient hors de ma raquette.»

C’est un Félix Auger-Aliassime très déçu qui s’est présenté devant les journalistes environ une heure après s’être fait montrer la porte dès son premier match devant ses partisans.

En vertu de son statut de tête de série, il profitait d’un laissez-passer pour la ronde initiale.

La déception est d’autant plus forte que cette défaite s’ajoute à celles subies dès le premier tour aux Jeux olympiques de Tokyo, face à l’Australien Max Purcell, alors 198e mondial, et à son deuxième match à Washington contre l’Américain Jenson Brooksby, alors 130e.

«Ce n’est pas facile [de perdre], surtout ici, a regretté le Québécois de 21 ans. Je veux gagner toutes les semaines, et je voulais vraiment bien jouer ici. Je me sentais préparé.»

Point de presse de Félix Auger-Aliassime -

Trop de fautes

Bien sûr, sur un terrain de tennis, les conditions sont les mêmes pour les deux adversaires. Lajovic, lui, n’a jamais semblé incommodé par le vent, pendant que Félix multipliait les fautes directes. Seulement en première manche, il en a commis 19.

«Si vous regardez les statistiques du match, je pense que j’ai eu mes chances à la deuxième manche. J’aurais pu mieux faire et obtenir le bris, me donner la chance d’emmener la rencontre en trois sets», a convenu le 16e mondial.

Les chances de bris ont été rares pour Auger-Aliassime. Il n’a pas réussi à convertir les deux seules offertes par Lajovic. Puis, sur son service, à 2-1 au second set, Félix a commis une autre de ses coûteuses fautes directes, permettant au Serbe de 31 ans de s’envoler avec son service... et vers la victoire.

Épuisé, mais pas nerveux

Le Québécois n’a pas seulement mis sa défaite sur le dos des conditions de jeu. Il se dit aussi fatigué après son parcours jusqu’en quarts de finale à Wimbledon, le mois dernier, et l’excitation de sa première participation aux Jeux olympiques, il y a deux semaines.

«Je suis un peu fatigué. Ce fut une belle expérience d’aller aux Jeux. Mais une année olympique, c’est différent. Généralement, je me serais reposé après Wimbledon, et je serais arrivé en Amérique du Nord reposé, prêt pour un nouveau départ.»

Et s’il avait l’habitude de se sentir un peu tendu à l’approche des tournois disputés en sol canadien, Félix assure que ce n’était pas le cas cette fois-ci.

«Au contraire, je me sentais motivé. La foule m’a beaucoup aidé par moments.»

Maintenant, du repos

Le Québécois mettra maintenant le cap sur le Masters de Cincinnati, qui sera disputé la semaine prochaine.

Il estime donc qu’il pourra tirer un peu de positif de cette défaite hâtive devant les siens.

«Je vais avoir quelques jours pour me reposer, pour m’entraîner. C’est la même chose chaque fois. C’est génial de se rendre loin dans des tournois, c’est sûr. Mais quand ce n’est pas le cas, je tente d’utiliser mon temps pour me préparer pour le prochain événement. C’est ce que je vais faire encore cette fois.»

Déjà la fin pour Auger-Aliassime : analyse de Réjean Genois -