Conférence sous carte EOTTM

Crédit : Courtoisie EOTTM Vincent Éthier

Boxe

Arslanbek Makhmudov de retour dans le ring en septembre

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Le promoteur Camille Estephan espère qu’il pourra enfin reprendre son rythme de croisière à l’automne. Il a annoncé ses couleurs, mardi après-midi, alors qu’il présentera un gala au Centre Vidéotron, le 23 septembre prochain.

Il s’agira du premier gala de boxe au domicile des Remparts de Québec depuis le 23 novembre 2019. À ce moment-là, Marie-Ève Dicaire avait défendu avec succès sa couronne IBF des super-mi-moyennes contre la Vénézuélienne Ogleidis Suarez.

Puis, un gala avait été annulé durant les premières semaines de la pandémie. Le promoteur américain Top Rank, en collaboration avec GYM, était prêt à débarquer à Québec pour présenter une carte mettant en vedette le champion unifié Artur Beterbiev. Par la suite, ce fut le calme plat.

Revenons à la soirée de boxe du 23 septembre. Le poids lourd Arslanbek Makhmudov (12-0, 12 K.-O.) et le super-moyen Christian Mbilli (18-0, 17 K.-O.) seront les vedettes de ce gala. Dans les deux cas, l’identité de leurs adversaires n’a pas annoncé lors de la conférence de presse présentée au Centre Vidéotron.

«Nous avons une entente de principe pour les deux, mais nous attendons la confirmation que les papiers de leurs opposants sont en ordre, a indiqué Camille Estephan. Lorsque ce sera le cas, on officialisera le tout.»

Buffet ouvert

Makhmudov et Mbilli entrent dans une étape importante de leurs carrières. Ils sont prêts pour des combats de grande envergure contre n’importe qui.

«Ils sont rendus à pleine maturité sur les plans technique et physique, a indiqué l’entraîneur Marc Ramsay. On tombe dans une zone où on va lancer des défis à des boxeurs comme Tyson Fury ou Canelo Alvarez.

«On s’attaque à des dossiers plus sérieux. On n’a pas plus aucune restriction auprès de Camille pour des adversaires. Le buffet est ouvert.»

Par contre, Makhmudov et MBilli devront jouer du coude dans les prochaines années pour attirer l’intérêt du top 5 de leur catégorie respective. Estephan tente de les placer dans les conversations avec les autres promoteurs.

Dans les deux cas, ils sont vus comme des boxeurs dangereux, mais peu payants. Ce sera un beau défi de leur trouver des duels majeurs.

«Nos boxeurs n’attendront personne, a précisé Estephan. Ils vont continuer de boxer et d’évoluer. Ils vont monter dans les classements jusqu’au moment où les boxeurs mieux classés n’auront plus le choix de les affronter. C’est notre engagement.»

Pas de la tarte

Pour ceux qui en doutent, ce n’est pas évident de trouver des adversaires par les temps qui courent. Et ce n’est pas une question d’argent. Au cours des derniers jours, le «matchmaker» Stéphane Loyer a lancé des lignes à l’eau à ses contacts dans le monde.

En plus de la paperasse habituelle, il doit s’assurer que le boxeur étranger choisi ait reçu ses deux doses de vaccin.

«Selon ce qu’on sait, seulement un tiers des boxeurs a reçu ses deux doses, a expliqué Estephan. Plusieurs ont accepté des combats, mais leurs candidatures ont été rejetées parce qu’ils n’étaient pas vaccinés.

«Il faut comprendre que plusieurs pays dans le monde n’ont pas accès à de grandes quantités de vaccins comme nous. De plus, quand ils sont vaccinés, leurs doses doivent être reconnues par les autorités canadiennes.»

Seuls les vaccins Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson sont acceptés. Les autres, comme le Spoutnik, ne sont pas acceptés. Selon nos informations, un combat est tombé à l’eau parce que le pugiliste n’avait pas les vaccins autorisés par Santé Canada.