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Omnium banque Nationale

Félix Auger-Aliassime a appris

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Il a eu 21 ans lundi, mais quand on fait le décompte de tous les matchs qu’il a joués, Félix Auger-Aliassime a déjà le bagage d’un vétéran. Malgré cela, le Québécois reconnaît qu’il apprend encore à chaque tournoi.

C’a été le cas il y a deux ans, à Montréal. Un retour à la maison qu’il attendait avec fébrilité, mais pour lequel il estime s’être mis trop de pression pour les épaules. De son propre aveu, ce troisième tour devant les siens lui a peut-être coûté de bons résultats dans les semaines qui ont suivi.

«Il y avait beaucoup d’attentes à Montréal, beaucoup d’excitation. Je voulais jouer un bon tournoi et je pense que j’ai réussi, mais il y a eu beaucoup de stress et crispation au cours de cette semaine», a confié le 16e mondial, lundi, en marge de l’Omnium Banque Nationale de Toronto.

Battu par le Russe Karen Khachanov au troisième tour, Félix a ensuite perdu d’entrée à ses trois tournois suivants, incluant un match face à son bon ami et compatriote Denis Shapovalov, aux Internationaux des États-Unis.

Plus question pour Auger-Aliassime de répéter les mêmes erreurs, alors que le neuvième favori disputera mercredi sa première rencontre à Toronto, contre le Serbe Dusan Lajovic, 44e mondial, ou le Finlandais Emil Ruusuvuori, 72e.

«J’ai appris que tous les tournois sont à jouer avec beaucoup d’attention, mais qu’il ne faut pas se mettre une montagne de stress. C’est plutôt quelque chose de positif, une motivation. Ce que j’ai fait il y a deux ans, je l’ai fait. Maintenant, je suis un autre joueur.»

La même recette

Malgré la foule partisane, la famille dans les estrades et bien sûr, les projecteurs qui sont braqués pour lui, pas question non plus pour Félix de changer sa préparation avant un tournoi comme celui de Toronto.

«Ce serait une erreur, même. Il faut que je garde la routine qui marche pour moi pendant l’année. Et après, je dois utiliser le public, l’énergie, toute cette motivation de vouloir gagner comme un moteur, mais sans me mettre d’attentes exagérées.»

Ce fut une année en dents de scie pour Auger-Aliassime. Il y a eu ces deux finales, à Melbourne (avant les Internationaux d’Australie) et à Stuttgart, un quart de finale à Wimbledon, mais aussi six défaites au premier tour. Dont à Roland-Garros et aux Jeux olympiques de Tokyo.

«Il y a de belles choses, des choses très encourageantes. À certains moments, j’aurais espéré de meilleurs résultats, c’est sûr. Mais c’est normal. Si j’étais satisfait de mon résultat à chaque tournoi, je serais numéro 1 ou 2 au monde», a blagué Félix.