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Omnium banque Nationale

Des absents, mais aussi de grands noms

Publié | Mis à jour

Comme à Montréal, les organisateurs de l’Omnium Banque Nationale de Toronto ont eu à encaisser forfait après forfait au cours des dernières semaines. Exit les Novak Djokovic, Roger Federer, Alexander Zverev.

Par chance, le tennis masculin regorge de talent et quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète sont toujours présents dans la Ville Reine pour animer le spectacle. 

Toutes les activités de l'Omnium Banque Nationale vous seront présentées sur les ondes de TVA Sports à compter d'aujourd'hui et ce jusqu'au 15 août.

Parmi eux, il y a notamment deux Canadiens qui ne s’attristeront pas des nombreux désistements. Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime se retrouvent respectivement classés cinquième et neuvième favoris. Le sort a décidé qu’ils figureraient dans deux portions différentes du grand tableau.

Peut-on rêver, donc, à une finale opposant les deux meilleurs joueurs au pays dimanche ? Oui, ils s’en sont déjà approchés par le passé, par exemple à Miami, en 2019. Mais il y a encore beaucoup de bon tennis à jouer d’ici là.

Voici cinq joueurs qui peuvent prétendre au titre cette semaine à Toronto.

1. DANIIL MEDVEDEV (RUSSIE)  

  • 2e mondial / 1er favori 
  • 25 ans 
  • Titres en carrière : 11 
  • Titres cette saison : 2  

Le forfait du Serbe et premier mondial, Novak Djokovic, a donné au Russe le statut de favori du tournoi. Et ça lui revient de plein droit : finaliste aux Internationaux d’Australie en début d’année, champion du tournoi de fin de saison dernière, finaliste à Montréal et champion à Cincinnati il y a deux ans, Medvedev a fait sa place tout en haut de l’échiquier du tennis.

Le deuxième mondial raffole des surfaces rapides comme le dur. Et par chance, il fera un peu moins chaud à Toronto qu’à Tokyo, où le dramatique russe a été éliminé en quarts de finale par l’Espagnol Pablo Carreno Busta.

«Je suis un battant, je vais finir ce match, mais je pourrais mourir. La Fédération internationale de tennis sera-t-elle tenue responsable si je meurs?» a-t-il demandé à l’arbitre lors de sa rencontre de troisième tour contre l’Italien Fabio Fognini.

Medvedev n’est donc pas qu’un excellent joueur, c’est aussi tout un personnage.

2. RAFAEL NADAL (ESPAGNE)  

  • 3e mondial / 2e favori 
  • 35 ans 
  • Titres en carrière : 88 
  • Titres cette saison : 2  

Il n’a plus besoin de présentation, l’Espagnol, l’ex-numéro 1 mondial, le détenteur de 13 titres à Roland-Garros et de 20 trophées en tournoi du Grand Chelem. Mais dur de dire si le Nadal qui se présentera à Toronto est en grande forme.

Défait par Djokovic en demi-finale sur la terre battue de Paris, Nadal a préféré faire l’impasse sur Wimbledon et les Jeux olympiques de Tokyo afin de récupérer. À son retour, la semaine dernière à Washington, il s’est vu montrer la sortie dès les huitièmes de finale par le Sud-Africain Lloyd Harris, 50e au monde.

Nadal aime jouer au Canada et le Canada le lui rend bien. Champion des deux derniers tournois disputés aux pays, il peut rêver à un triplé. Sauf qu’à 35 ans et avec un historique de blessures presque aussi long que son incroyable palmarès, il faudra que son corps tienne le coup.

3. DENIS SHAPOVALOV (CANADA)  

  • 10e mondial / 5e favori 
  • 22 ans 
  • Titres en carrière : 1 
  • Titre cette saison : 0  

Le Canadien s’amène à Toronto avec la confiance d’un jeune premier.

À Wimbledon, il a paru imbattable jusqu’à ce qu’un Djokovic au sommet de son art freine son parcours en demi-finale.

«J’ai l’impression que je peux battre n’importe qui. Je crois que je suis rendu une grosse menace pour n’importe quel joueur», a lancé «Shapo» samedi, en marge du tournoi.

Si son ego a sans doute été gonflé par son parcours à Londres, le Canadien ne doit toutefois pas oublier qu’il a été battu d’entrée de jeu deux semaines plus tard par le Tchèque Vit Kopriva, 249e mondial à ce moment, sur la terre battue de Gstaad, en Suisse.

Mais Shapovalov est un joueur qui raffole des grands moments et de l’appui de la foule.

On se souviendra de cette soirée folle à Montréal, il y a quatre ans, quand il avait battu Nadal à seulement 17 ans, devant un central conquis. Avec quelques années d’expérience en plus, le gaucher peut sans doute aspirer à soulever la foule de Toronto jusqu’à tard dans la semaine.

4. FÉLIX AUGER-ALIASSIME (CANADA)  

  • 15e mondial / 9e favori 
  • 20 ans 
  • Titre en carrière : 0 
  • Titre cette saison : 0  

Il y a eu du très bon de la part du Québécois cette saison : un quart de finale à Wimbledon, des finales à Melbourne, en préparation aux Internationaux d’Australie, et à Stuttgart, en Allemagne.

Mais il y a aussi eu du très mauvais, comme ces six défaites au premier tour, dont à Roland-Garros et aux Jeux olympiques.

Encore plus récemment, à Washington, Auger-Aliassime a baissé pavillon dès son deuxième match face à l’Américain Jenson Brooksby, 130e mondial.

Félix sera-t-il porté par la foule ou écrasé par la pression du moment?

Compte tenu de son jeune âge, il a relativement peu joué devant sa foule depuis le début de sa carrière.

5. STEFANOS TSITSIPAS (GRÈCE)  

  • 4e mondial / 3e favori 
  • 22 ans 
  • Titres en carrière : 7 
  • Titres cette année : 2  

La victoire, le jeune Grec y a cru jusqu’à tard dans la rencontre à Roland-Garros, contre nul autre que Djokovic. Et même s’il n’a pu tenir son avance de deux manches, ce match était une autre preuve que Tsitsipas est l’un des joueurs à battre cette saison.

Finaliste en France, donc, mais aussi demi-finaliste en Australie, il a cumulé les victoires cette année. Mais depuis son étincelant parcours à Paris, ça s’est corsé. Battu dès le premier tour par l’Américain Frances Tiafoe (57e) à Wimbledon, il n’a pu faire mieux qu’une défaite à son second match à Hambourg, puis un revers en ronde des 16 à Tokyo.

À son premier passage à Toronto, en 2018, Tsitsipas avait surpris la planète tennis en atteignant la finale. Il n’avait alors que 19 ans et pointait au 27e rang de l’ATP. Avec trois années de plus d’expérience dans ses bagages, il ne serait pas surprenant de le voir de nouveau sur le terrain lors du dernier dimanche du tournoi.

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Défait d’entrée de jeu à ses trois dernières présences à Toronto et à Montréal, le Canadien, 61e mondial, profite cette année d’un tirage favorable, lui qui affrontera un qualifié au premier tour.

Kyrgios, le phénomène

Ses colères ont certes fait plus d’une fois la manchette, mais l’Australien Nick Kyrgios (77e) peut aussi faire parler de lui pour son jeu spectaculaire. Et il a été quasi irréprochable à Wimbledon... du moins, jusqu’à ce qu’il oublie ses souliers de match sur un terrain d’entraînement.

Des as à prévoir

Il y a des duels qui risquent de se jouer très vite à Toronto, car trois des quatre joueurs du circuit de l’ATP ayant la meilleure moyenne d’as par rencontre seront présents : les Américains John Isner (30e mondial – 21,1/match), Reilly Opelka (36e mondial – 18,8/match) et Nick Kyrgios (16,6/match).