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Olympiques

Damian Warner porte le drapeau du Canada

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TOKYO | Damian Warner sera le porte-drapeau du Canada à l’occasion des cérémonies de fermeture des Jeux olympiques de Tokyo.

Le médaillé d’or du décathlon était très heureux de cet honneur. 

«Ça signifie beaucoup pour moi, a-t-il exprimé, dimanche soir, lors d’un point de presse organisé par le Comité olympique canadien au Centre des médias. Ce fut certainement une décision difficile parce qu’il y avait plusieurs bons candidats. Ils auraient pu mettre les noms dans un chapeau et tirer le gagnant. J’accepte cet honneur avec humilité. Les résultats ne sont pas le seul critère de sélection et les athlètes sont choisis en fonction de leur histoire à l’extérieur du sport et des obstacles qu’ils ont surmonté. C’est pourquoi cette sélection me touche autant.»

Naissance de son fils 

Dans sa préparation pour Tokyo et avec toutes les incertitudes entourant la présentation des Jeux, Warner a frappé un mur en mars 2020.

La naissance de son fils Théo le 11 mars lui a toutefois permis de retrouver un équilibre essentiel à une saine préparation.

«La naissance de mon fils a été le point tournant de ma préparation, a-t-il affirmé. S’il n’était pas arrivé à ce moment précis de ma vie, je ne n’aurais pas gagné une médaille d’or. Ce fut un timing parfait. Ça faisait trois ans et demi que je m’entraînais dans un aréna (le Farquharson Arena à London) et je commençais à être tanné alors que je voyais sur les médias sociaux mes adversaires se préparer dans des conditions idéales.»

«Sa naissance m’a permis de retrouver un équilibre, de poursuivre Warner qui poursuivra jusqu’aux Jeux de Paris en 2024. L’entraînement était la priorité dans mon esprit. Je regardais des vidéos et j’étudiais tout ce qui se passait. Après la naissance de mon enfant, j’ai continué d’étudier, mais j’attendais qu’il soit couché et j’ai retrouvé un meilleur équilibre. Quand je revenais de l’entraînement, la priorité était mon fils et ça ramenait les choses dans une plus juste perspective.»

Paris 2024 

Médaillé d’or et 4e décathlonien de l’histoire à franchir le cap des 9000 points (9018) à Tokyo, Warner n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin.

«Il y a tellement d’aspects que je peux encore améliorer et il y a encore des choses que je veux faire. J’ai débuté le triathlon sur le tard et je suis en santé comme jamais dans ma carrière. Paris est assurément dans les cartes alors que je ne serais âgé que de 31 ans. Je veux vivre une cérémonie d’ouverture.»