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F1

Grand Prix d’Angleterre : «des points inespérés»

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Malheureux 14e sur la grille de départ, Lance Stroll a sauvé les meubles pour l’écurie Aston Martin, qui disputait dimanche son premier Grand Prix à la maison depuis... 61 ans.

En ralliant l’arrivée au huitième rang, le pilote québécois n’a pas caché sa satisfaction à sa sortie de voiture.

«Je suis vraiment heureux de ma course, compte tenu de notre comportement plutôt laborieux lors des deux premiers jours à Silverstone. Le travail acharné de l’équipe a porté fruit.»

Fidèle à son habitude, Stroll s’est signalé lors de l’extinction des feux rouges quand il a gagné trois positions. Puis, lors de la seconde relance, nécessaire après l’accident impliquant Max Verstappen et Lewis Hamilton, il s’est hissé à la huitième position.

«La clé de la course, a-t-il expliqué, a été d’effectuer deux bons départs. Ce sont des points [quatre] inespérés. Mes attentes n’étaient pas élevées après une séance de qualifications très difficile vendredi et une course sprint peu encourageante le lendemain.»

Stroll a quand même concédé 74 secondes au vainqueur, Lewis Hamilton, lorsque le drapeau à damier a été agité.

Parcours brouillon pour Vettel

Pour une troisième course de suite, Sebastian Vettel, lui, n’a eu aucune récolte de points au compteur. Après une prometteuse deuxième place en Azerbaïdjan au début de juin, le quadruple champion du monde a repris ses mauvaises habitudes.

Après un bon début de parcours où il s’est pointé au sixième rang, il a gaffé au 22e des 57 tours, quand sa monoplace est partie en tête-à-queue. Sa course était alors loupée.

«Tout s’annonçait bien puis, soudainement, a raconté le coéquipier de Stroll, j’ai perdu le contrôle. Honnêtement, je ne sais pas exactement ce qui s’est passé. J’ai mal évalué la situation et j’ai dérapé.»

Dès lors, Vettel est resté en fond de peloton sans progresser avant de se faire dire, par son ingénieur, qu’il était préférable pour lui d’abandonner, en raison, semble-t-il, d’une surchauffe de moteur.

Une collision prévisible

De ce Grand Prix de Grande-Bretagne, on retiendra évidemment cet accident impliquant les ténors de la F1, Max Verstappen et Lewis Hamilton, dès le premier tour.

À qui la faute ? Les commissaires ont jugé que le Britannique avait causé la violente sortie de piste de son rival. La pénalité de dix secondes ne l’empêchera toutefois pas de remporter la course devant un public conquis d’avance. Pour une huitième fois à Silverstone.

Cette collision était pourtant prévisible. Les deux grands rivaux se sont adonnés à des chassés-croisés plutôt dangereux avant l’impact. Mais, la course est ainsi faite. S’il fallait punir chaque pilote pour un dépassement, ce ne serait plus de la course.

Le départ d’une épreuve de F1 est le moment fort d’un Grand Prix. Et le premier tour est propice aux contacts. La démarche n’est pas de défendre Hamilton, mais disons que la définition d’un «accident de course» peut prendre tout son sens. Et nous ne sommes pas les seuls à le prétendre ainsi.

Pérez en bon coéquipier

Parti en fond de grille après une course sprint difficile la veille, Sergio Pérez s’est comporté en coéquipier modèle. À bord de sa Red Bull, il n’a pas hésité à effectuer un troisième au puits de ravitaillement, pour tenter de réaliser le tour le plus rapide en course et donc de priver Hamilton d’un point supplémentaire. Mission accomplie pour le Mexicain.

Latifi a souffert

L’histoire se répète pour l’écurie Williams, dont les deux pilotes sont toujours à la recherche d’un premier point en 2021. Nicholas Latifi a rallié l’arrivée au 14e rang, alors que son partenaire, le Britannique George Russell, s’est contenté de la 12e place.

«La température très chaude a rendu cette course très éprouvante physiquement, a reconnu le Canadien. Il aurait été difficile de faire mieux.»