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Canadiens de Montréal

Perry aimerait revenir, Tatar sur son départ?

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L’organisation du Canadien de Montréal a tracé son bilan de fin de saison, vendredi, après un parcours exceptionnel en séries éliminatoires, où le club montréalais s’est incliné en finale de la Coupe Stanley.

Comme à la fin des classes, les différents joueurs ne savent pas s’ils seront tous de retour avec l’équipe, la saison prochaine, après avoir créé des liens avec leurs camarades.

«J’ai l’intention de jouer au hockey, l’an prochain, et j’aimerais vraiment revenir ici, a tranché l’attaquant Corey Perry. C’est une organisation de première classe. Il y a un bel avenir pour l’équipe à Montréal et je veux en faire partie.»

D’ailleurs, Perry parlait avec émotion, lui qui a bien failli ne pas jouer pour le Tricolore à cause de sa présence au ballottage en début de campagne, après avoir signé son contrat.

«J’ai signé avec une équipe que j’ai encouragée en étant jeune. Ce fut très plaisant, même si ce ne fut pas l’une des saisons les plus faciles avec la famille qui n’était pas ici. Mais, espérons que je pourrai vivre l’expérience Montréal et ce que cette ville représente lorsque tous les partisans seront de retour au Centre Bell l’an prochain», a-t-il dit, avant d’ajouter qu’il aurait bien aimé poursuivre son aventure en finale.

«C’est difficile. On a été si proche de gagner, puis ça s’est arrêté subitement. Nous étions à quelques matchs de la coupe. Ce n’est pas facile.»

Fierté

Le vétéran Eric Staal avait été le premier à se présenter en conférence de presse, en matinée.

«Je suis fier de notre équipe, c’était un bon groupe de gars, qui jouaient l’un pour l’autre», a pour sa part indiqué Staal, avouant que le Canadien était malheureusement arrivé à court du résultat souhaité.

À propos de son propre avenir, il est encore trop tôt pour Staal pour statuer, lui qui pourrait, à l’instar de Perry, devenir joueur autonome sans compensation, le 28 juillet.

«Mon futur est de rentrer à la maison, d’être un papa et un mari», a-t-il dit.

Un retour avec le Tricolore est-il possible? Peut-être. Chose certaine, Staal ne semble pas songer à la retraite, lui qui a 36 ans.

«J’aime encore jouer», a-t-il mentionné.

Du pain sur la planche

Outre Staal et Perry, les attaquants Phillip Danault, Joel Armia et Tomas Tatar sont aussi éligibles à l’autonomie complète, tout comme les défenseurs Erik Gustafsson et Jon Merrill. Du lot, il est déjà possible de croire que Tatar ne sera pas de retour avec le Canadien.

«On le remercie beaucoup, s’il ne revient pas à Montréal», a noté le directeur général Marc Bergevin, vendredi, précisant que l'attitude de "Tuna" avait été exemplaire lorsqu'il a été laissé de côté durant les séries.

Évidemment, le départ de Tatar semble logique en raison du plafond salarial à respecter. À ce niveau, Bergevin dit être déjà au travail pour bâtir le club en vue de la prochaine saison. Il doit notamment s'attarder aux signatures des contrats, au repêchage amateur à venir sans oublier celui d'expansion du Kraken de Seattle. Viendra par ailleurs l'ouverture du marché des joueurs autonomes.