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«C’est l’expérience d’une vie» - David Savard

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Le 10 avril dernier, David Savard devenait un Lightning de Tampa Bay par le biais d’une transaction. Moins de trois mois plus tard, il a soulevé la précieuse coupe Stanley s’avérant être une pièce maîtresse de cette conquête. Il s’est entretenu avec JiC quelques heures suivant ce tour de force.

«J’ai essayé de rester le plus possible dans le moment présent, de regarder les partisans festoyer et crier. C’est l’expérience d’une vie et je suis tellement heureux de pouvoir partager ça avec ma famille», a expliqué celui qui en est à sa dixième saison dans le circuit Bettman.   

«C’est difficile à décrire. C’est comme être dans un rêve. Du son de la sirène finale jusqu’aux moments dans le vestiaire, juste de faire la fête avec les gars, c’est quelque chose d’exceptionnel! J’ai tellement eu de plaisir hier, c’est un sentiment indescriptible», a martelé le défenseur natif de Saint-Hyacinthe.

S’imposer dans une formation aussi talentueuse que celle du Lightning n’est pas chose simple. Force est d’admettre que le Québécois a réussi à faire sa marque autant sur la patinoire qu’auprès de ses coéquipiers, lui qui s’est rapidement vu remettre la coupe Stanley des mains de Victor Hedman.

«C’était assez spécial. Steven Stamkos est venu me voir pour me dire que j’allais être le troisième à soulever le trophée. C’est plaisant de savoir que les gars voulaient que je la lève dans les premiers», a-t-il admis.

L’effet Jon Cooper

C’est connu, l’entraîneur-chef du Lightning de Tampa Bay Jon Cooper est un homme apprécié à travers la LNH. Le pilote des «Bolts» a fait preuve de grande classe lors de la classique poignée de main à la suite de l’élimination du Bleu-Blanc-Rouge, prenant soin d’adresser la parole aux vétérans des Canadiens. 

«Il fait partie des meilleurs entraîneurs que j’ai eus. C’est un gars qui communique extrêmement bien. C’est un plaisir de se faire coacher par lui. J’avais entendu beaucoup de bonnes choses à son égard avant de me retrouver à Tampa et ça s’est confirmé», selon Savard qui a cumulé 5 points en 20 parties éliminatoires.

Andrei Vasilevskiy, un athlète d’exception

«C’est le meilleur au monde en ce moment. Il a fait de gros arrêts. De jouer devant lui, ça te met en confiance. De le voir évoluer à tous les jours, la façon dont il travaille, ça te permet d’apprécier son talent encore davantage.»

Très attaché aux Blue Jackets

Repêché par les Blue Jackets de Columbus 94e au total en 2009, David Savard a disputé 597 matchs dans l’organisation qui lui a donné sa première chance. Devenant agent libre sans compensation à la fin de cette saison, il s’est retrouvé en Floride à titre de joueur de location deux jours avant la date limite des échanges.

«Au début, c’était spécial de mettre un autre chandail que celui des Blue Jackets. Maintenant, je peux dire que je me sens comme à la maison. J’ai tellement eu de plaisir. Les gars m’ont bien accueilli. C’est un groupe spécial et hier, c’était le sommet de tout ça», a-t-il conclu.

Voyez l'entretien intégral dans la vidéo ci-dessus.