Canadiens de Montréal

Lightning: Les Québécois veulent gagner à la maison

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Dans l’histoire du Forum de Montréal, une seule fois le Canadien a vu son adversaire remporter la coupe Stanley sur la glace de son enceinte. Un exploit réalisé par les Flames, en 1989. Par conséquent, c’est particulier de penser que le Centre Bell pourrait être «baptisé» par une autre formation que le Tricolore. 

Ci-dessus, voyez les points de presse du Lightning, samedi, au lendemain du match no 3.      

Lundi soir, le Lightning pourrait devenir la première formation à soulever le précieux trophée au centre de l’édifice de l’Avenue des Canadien-de-Montréal. 

Au moins, contrairement aux Flames de 1989, une victoire du Lightning permettrait à quelques hockeyeurs originaires de la Belle Province de savourer le moment avec parents et amis.

Crédit photo : Photo d'archives

Gagner la coupe Stanley est déjà excitant, mais David Savard, Mathieu Joseph, Yanni Gourde et Alex Killorn pourraient vivre un moment encore plus exaltant.

«C’est sûr que c’est excitant, mais j’essaie de ne pas trop y penser, a indiqué Joseph. Ce sera une belle occasion pour toute l’équipe, mais il va falloir sortir un gros match. Il nous reste encore beaucoup de travail à faire.»

Crédit photo : Photo AFP

À moins d’un retour au jeu Killorn, sur la touche depuis qu’il a bloqué un tir de Jeff Petry lors du premier match, Joseph sera dans une position beaucoup plus favorable que l’an dernier. 

Au coeur de l’action  

Lors de la dernière conquête du Lightning, dans la bulle à Edmonton, l’athlète de Chambly avait dû se contenter d’un rôle de spectateurs. Comme la grande majorité des réservistes de l’équipe, il n’avait revêtu son uniforme que pour les célébrations d’après-match.

«Je ne vous mentirai pas. Pouvoir prendre part à ces séries veut dire beaucoup pour moi. Je fais partie de cette organisation depuis cinq ans, dont les deux dernières saisons et demie dans la LNH, a rappelé l’attaquant de 24 ans. 

«Je considère ces gars comme des membres de ma famille. Je suis heureux d’être sur le banc et sur la glace à leurs côtés. C’est un moment pour lequel tu travailles toute l’année.»

Au quatuor mentionné plus haut, on peut ajouter les noms de Frantz Jean, entraîneur des gardiens de but, Mark Lambert, directeur de la haute performance et entraîneur du conditionnement physique, Jean-Philippe Côté, directeur du développement des joueurs, Mathieu Darche, directeur des opérations hockey et Julien Brisebois, vice-président et directeur général.

«Nous avons assurément une grande influence francophone au sein de cette organisation. Ils sont probablement très excités de jouer devant des membres de leur famille, a reconnu Jon Cooper. Le sentiment doit être encore plus spécial. 

«C’est sûr que ça signifie énormément pour eux.»

Néanmoins, Cooper en fin renard et en entraîneur expérimenté, s’est bien gardé de faire allusion à une conquête assurée. 

«Si on a la chance de gagner», a-t-il répété à plusieurs occasions. 

Crédit photo : Photo Martin Chevalier

Provoquer des erreurs  

Combler un retard de 0-3 en finale de la coupe Stanley a beau être arrivé une seule fois dans toute l’histoire de la LNH, il ne faudrait tout de même pas tenter le destin.

Le message a également été bien saisi par ses joueurs qui, depuis vendredi soir, martèlent que la quatrième victoire est «toujours la plus difficile à gagner.»

Pour y parvenir, le Lightning tentera d’utiliser la même recette que lors des trois premiers matchs: inciter le Canadien à commettre des erreurs.

«On est à notre meilleur lorsqu’on utilise notre vitesse. Autant offensivement que lorsque nous n’avons pas la rondelle. À ce moment-là, on applique rapidement de la pression pour perturber leur progression, a déclaré Ryan McDonagh.»

C’est de cette façon que la majorité de leurs buts ont été inscrits depuis le début de la finale, le Canadien étant incapable de soutenir le rythme.

À voir aussi : Résumé du match no 3    

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