Henri Richard

Crédit : Jacques Bourdon / Le Journal de Montreal

Canadiens de Montréal

CH: la chance d'écrire un nouveau chapitre

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Si le Canadien de Montréal remporte la coupe Stanley cette année, la cuvée 2020-2021 sera la troisième de son histoire à enlever les honneurs de la finale après avoir échappé les deux premières rencontres de la série.

Le Tricolore a effectivement réussi l’exploit aux printemps 1966 et 1971. 

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À la première occasion, l’équipe du capitaine Jean Béliveau avait perdu deux fois d’affilée au Forum face aux Red Wings de Detroit, guidés par leur gardien Roger Crozier. Cependant, la troupe de l’entraîneur-chef Toe Blake avait rebondi avec des gains de 4 à 2 et de 5 à 1 à l’Olympia pour créer l’impasse. Puis, elle avait lessivé ses rivaux 5 à 1 à son retour en ville, pour ensuite conclure avec une victoire de 3 à 2 grâce au but d’Henri Richard en prolongation.

Celui-ci a ainsi savouré son septième championnat en carrière, tandis que Crozier a reçu le trophée Conn-Smythe en dépit de la défaite.

Le printemps Dryden

L’autre remontée marquante du CH en finale remonte à 1971, l’année de l’éclosion de Ken Dryden. Effectuant ses débuts dans la Ligue nationale, le gardien avait déjà surpris les puissants Bruins de Boston au premier tour, mais son équipe s’est retrouvée dans les câbles contre les Blackhawks de Chicago au tour ultime.

En fait, les six premières parties de la série ont été l’affaire des clubs évoluant à domicile. Les Hawks ont ainsi gagné 2 à 1 en temps supplémentaire et 5 à 3 au Chicago Stadium pour prendre l’ascendant, sauf que le Canadien est revenu en force en l’emportant 4 à 2 et 5 à 2 au Forum. Après que les deux formations eurent échangé des victoires aux rencontres 5 et 6, Montréal a eu le dessus 3 à 2 sur la patinoire ennemie lors du duel décisif.

Ce match avait d’ailleurs été à l’image de la série, Chicago s’emparant d’une priorité de deux buts. Cependant, Jacques Lemaire et Richard avaient ramené tout le monde à la case départ au deuxième tiers. Tôt en troisième période, le «Pocket Rocket» avait tranché à l’aide d’un but en avantage numérique.

Pour le numéro 16, il s’agissait d’un baume sur une plaie, car après le cinquième affrontement, il avait vertement critiqué son entraîneur-chef Al MacNeil, remettant en cause ses compétences. Quant à Béliveau, ce fut son chant du cygne dans le circuit.