Canadiens de Montréal

Deux vieux coéquipiers se rencontrent en finale

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MONTRÉAL - À une autre époque, Phillip Danault et Yanni Gourde partageaient le même vestiaire avec les Tigres de Victoriaville dans la LHJMQ. À cette époque, les deux attaquants rêvaient simplement d’une carrière dans la LNH.

Aujourd’hui, Danault et Gourde se retrouvent sur la plus grande scène possible, une finale de la Coupe Stanley. Mais ils le feront en tant que rivaux.

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«C’est une situation extrêmement spéciale, a dit Danault au sujet de ses retrouvailles avec Gourde. Ça démontre notre caractère, nous sommes deux gars qui veulent gagner. Je m’attends à une série excitante. Mais il n’y a pas d’amis ici. On sait ça. Ce qui se passe sur la glace se passera sur la glace.»

«C’est très spécial de jouer en finale contre Phil, a renchéri Gourde. Mais en même temps, il n’y a pas d’amis dans un match. Ce ne sera pas différent pour une série. Je devrai jouer mon jeu et Phil fera la même chose. C’est comme ça que ça se passera.»

Trois ans à Victoriaville  

Danault et Gourde ont fait leur entrée en même temps dans la LHJMQ. Ils ont gagné un poste à temps plein avec les Tigres lors de la saison 2009-2010. Ils ont été coéquipiers pendant trois ans, soit jusqu’à la fin de l’année 2011-2012.

«On a toujours eu une bonne relation, Phil et moi, a souligné Gourde. On a commencé ensemble comme deux recrues avec les Tigres. Il avait 16 ans, j’avais 18 ans. On a tripé à Victoriaville. On se poussait pour devenir de meilleurs joueurs. Phil a porté le «C» à Victo. Je n’ai que de bons mots pour lui. Mais il n’y aura pas d’amis sur la glace !»

À sa dernière année à Victoriaville, Gourde avait terminé au sommet des marqueurs du circuit avec 124 points (37 buts, 87 passes) en 68 matchs.

Jamais repêché dans la LNH, Gourde avait attiré l’attention des Sharks de Worecester à la fin de cette saison magique de 124 points. Il avait joué quatre matchs en fin de saison dans la Ligue américaine en 2011-2012. Il a ensuite tracé tranquillement son chemin vers le Lightning de Tampa Bay et la LNH.

Pas de mots  

En 2015, Danault se retrouvait dans l’entourage des Blackhawks de Chicago quand ils ont remporté la Coupe Stanley pour une troisième fois en six ans. Mais il avait un rôle secondaire comme membre de l’équipe des réservistes (black aces).

Six ans plus tard, il y aura encore une fois le Lightning sur son chemin. Mais on parle de circonstances bien différentes. Danault agira comme l’un des joueurs clés du Tricolore.

Questionné à savoir s’il pouvait décrire ce qu’il ressentait à la veille d’un premier match en finale avec le CH, le numéro 24 a cherché ses mots.

«Ça se place difficilement en mots, a-t-il répliqué. Gagner, ça représente tout. Absolument tout. Ce sera spécial de faire partie d’une finale de la Coupe Stanley.»

À l’image des trois tours précédents, Danault servira encore d’ombrage aux meilleurs attaquants de l’équipe adverse. Face au Lightning, il sera dans les culottes de Brayden Point, Nikita Kucherov et Ondrej Palat. Avant le début de cette finale, Kucherov et Point occupaient le sommet des marqueurs de la LNH en séries avec respectivement 27 et 20 points.

«Je ne sais pas encore les confrontations, mais on a quatre bons trios pour jouer un bon jeu défensif, a rappelé Danault. On a confiance en nos quatre trios, peu importe qui on affronte. Mais c’est un énorme défi contre Tampa de réduire au silence leurs gros canons.»

Danault a glissé quelques mots au sujet de Point, le centre qu’il verra souvent au cercle des mises en jeu.

«Brayden a beaucoup de rapidité, il est bon dans les endroits restreints. Il se crée de l’espace pour un petit joueur. Mais j’ai affronté Matthews, Marner, Scheifele, Ehlers, Wheeler. Ils sont tous des gars similaires, ils sont tous très bons avec la rondelle. Il n’y aura pas juste Point à surveiller, le trio au complet avec Kucherov est dangereux. C’est un trio très difficile à contrer.»