Canadiens de Montréal

«Je pourrais prendre ma retraite après» - Bergevin

Publié | Mis à jour

MONTRÉAL - Le 2 février dernier, Marc Bergevin avait parlé des deux héritages qu’il désirait laisser de sa carrière de directeur général du Canadien de Montréal. Il avait fait cette confidence en entrevue au Journal de Montréal à quelques heures du 1000e match de son capitaine, Shea Weber, dans la LNH.

On fait un retour dans le passé en ressortant cette citation.

• À lire aussi: Joel Armia se soumet au protocole COVID-19

• À lire aussi: Centre Bell: les billets à des prix ridicules

«Je veux laisser deux héritages pour mon passage comme DG à Montréal, avait dit Bergevin au Journal. J’ai accompli un premier héritage en étant le DG qui a fait l’acquisition de Shea Weber. Le deuxième héritage serait de gagner la Coupe Stanley. J’ai coché un des deux héritages. Je travaille fort maintenant sur le deuxième.»

Il y a maintenant quatre victoires qui le séparent de cocher son deuxième héritage. À quelques heures de sauter dans l’avion en direction de Tampa pour y jouer la finale de la Coupe Stanley, on lui a reparlé de sa déclaration du mois de février pour savoir comment il se sentait à l’idée de se retrouver aussi près de son rêve. Voyez le point de presse de Bergevin dans son intégralité dans la vidéo ci-dessus.

«C’est une opportunité spéciale de jouer la finale de la Coupe Stanley et de pouvoir ramener ce trophée, a répliqué Bergevin. Je ressens des émotions différentes. Je suis un peu nerveux et excité. Mais je suis surtout fier d’avoir la chance de gagner la Coupe Stanley à Montréal. Ce serait le rêve ultime pour moi. Je pourrais prendre ma retraite après !»

L’homme de 55 ans avait le sourire dans la voix quand il a terminé sa réponse. C’était surtout une expression pour dire qu’il pourrait un jour quitter son siège de DG en paix, avec la mission du devoir accompli. Et qu’il partirait au sommet de la montagne.

À court terme, il n’a probablement pas l’intention de se retirer. Sur le plan contractuel, il lui reste encore une saison à son contrat. Et avec une participation à la finale et une possibilité de rapatrier la Coupe Stanley pour une première fois depuis 1993 à Montréal, il se retrouvera dans une très bonne position pour négocier son prochain contrat avec Geoff Molson.

Un moment surréel 

On n’a pas hissé de bannière de la Coupe Stanley dans les hauteurs du Centre Bell depuis son inauguration le 16 mars 1996. Les 24 bannières qu’on y retrouve sont des vestiges du passé, des souvenirs d’une époque plus glorieuse de cette organisation riche en histoire. La dernière date de 1993. Ça fait maintenant 28 ans.

Un petit gars natif de Pointe-St-Charles pourrait être décrit comme l’architecte de cette reconquête pour le Canadien.

«C’est excitant, c’est surréel, a dit Bergevin. On a traversé plusieurs choses cette saison. On peut remonter au premier jour du camp, à notre pause en raison de la Covid-19, à perdre 3-1 au premier tour contre les Leafs jusqu’à se rendre ici en finale de la Coupe Stanley. C’est très spécial. Mais on doit rester concentré. Je sais qu’avec notre groupe de meneurs, on ne perdra pas dans l’ampleur du moment. On veut apprécier le moment, mais il y a encore beaucoup de travail à accomplir contre le Lightning.»

De bons meneurs 

Il y a une photo qui a beaucoup circulé depuis la victoire en prolongation lors du sixième match contre les Golden Knights. C’était celle de Bergevin qui serre Carey Price dans ses bras au banc de l’équipe.

En visioconférence, l’ancien défenseur a parlé de sa relation particulière avec Price, mais aussi Weber.

«Ces deux joueurs sont spéciaux, a-t-il mentionné. Ils sont dans les plus vieux joueurs et ils sont la colonne vertébrale de cette équipe. Les deux ont traversé plusieurs choses. Price comme gardien à Montréal, c’est un boulot demandant et ça vient avec des attentes. J’ai à cœur le bonheur de tous mes joueurs, les 23 ou 28 joueurs qui se retrouvent avec nous.»

«Mais oui, j’ai une relation spéciale avec Price. Ça remonte à plusieurs années, comme avec Gally (Gallagher). Pour Weber, ça part de l’échange avec Subban. Je sais que beaucoup de gens avaient remis cette décision en doute. On avait donné un joueur spécial en Subban et on a reçu un joueur spécial en Weber. On se retrouve maintenant à quatre victoires d’un championnat. C’est spécial et on est 4 victoires d’un championnat. C’est une chose qu’on aimerait partager ensemble.»

D’ici les prochains jours, Bergevin passera encore quelques messages à ses joueurs. Mais il ne sera pas le seul à le faire.

«On a de bons entraîneurs. Ça part avec Dom. Luke a pris la relève dernièrement. Le plus gros pour moi, c’est que les messages partent du vestiaire. Weby, Staal, Perry, Edmundson, Allen... Ils ont tous gagné la Coupe Stanley. Pour être où on se retrouve aujourd’hui, on a battu de bonnes équipes. Les Maple Leafs avaient gagné le titre de notre division. Les Jets avaient battu les Oilers en quatre. Les Golden Knights étaient à égalité au sommet de la LNH avec l’Avalanche. On n’est pas ici par hasard.»

L'entraîneur-chef Luke Richardson a aussi répondu aux questions des journalistes plus tôt en matinée. À voir ci-dessous.

Point de presse de Luke Richardson -