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«Ça redonne à notre peuple» - Marc Bergevin

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Le peuple québécois en a bavé, ces derniers mois, avec la troisième vague de la pandémie de COVID-19, l’isolement et le couvre-feu. L’arrivée des Canadiens de Montréal en finale de la Coupe Stanley contribue certainement à remonter le moral de tout le monde ou presque et ça, le directeur général de l’équipe, Marc Bergevin, en est très fier.

«Je suis heureux qu’on puisse donner un peu de plaisir à notre ville, à notre province, surtout que les six derniers mois, avec les couvre-feu, les gens se sont sacrifiés pour la cause», a-t-il expliqué, vendredi, en entrevue à «JiC».    

«Pour moi, ça redonne à notre peuple», a-t-il ensuite résumé.

Mais pour les joueurs comme le DG lui-même, les célébrations sont déjà terminées.

«L’euphorie d’hier est déjà partie, a indiqué Bergevin. Pour moi-même et pour les joueurs que j'ai vus ce matin, le "focus" est encore sur le grand prix. Le Saint-Graal, la coupe Stanley. On se donne une chance de jouer pour les grands honneurs.»

«Il nous reste quatre victoires, a-t-il ajouté. On est en mode "business". Toute la saison, on a fait face à de l'adversité, que ce soit les blessures ou le calendrier, le changement d'instructeur, la COVID à Dominique Ducharme. Les joueurs se sont toujours levés et ont toujours fait face au défi et je suis vraiment fier d'eux.»

S’il est un joueur pour lequel Bergevin se réjouit, c’est le gardien Carey Price, avec qui il admet avoir «un lien spécial».

«C'est difficile à expliquer, a-t-il observé. Au Québec, on a des partisans qui sont passionnés, et souvent la passion amène des émotions. Tu peux être fâché, t'en prendre à des joueurs. Ils vont souvent s'en prendre au DG, au coach et à Carey. Et voir où on est rendus, ça me fait chaud au coeur pour lui, parce qu'il a souvent été critiqué. Je vais mourir avec Carey Price. Aujourd'hui, je pense que le Québec au complet a compris c'est quoi Carey Price.»

«Je me sens un peu son protecteur», a ensuite avoué l’homme de hockey.

L’effet Caufield    

Bergevin est également renversé par l’apport du jeune Cole Caufield, auteur de quatre buts depuis le début des séries, dont un très important contre les Golden Knights, jeudi soir. Il faut rappeler que l’ailier de 20 ans n’avait disputé que 10 matchs en saison régulière dans la LNH avant de sauter sur la glace en séries.

«Moi, personnellement, je savais qu’il était bon, qu’il aurait du succès, mais tôt comme ça, un tel impact, non, a-t-il admis. Je serais menteur de dire ça. Je croyais au jeune, mais aussi vite, dans des moments aussi cruciaux?»

«Une chose que je savais en discutant avec l’agent Pat Brisson, c’est que durant toute sa carrière, il s’est levé dans les moments les plus importants, a-t-il poursuivi. Ça l’a suivi et ça le suit encore aujourd’hui. Même chose pour Nick Suzuki.»

Voyez l’entretien complet en vidéo principale.