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Le CH, une affaire d’équipe

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Même s’ils sont nombreux à dire que sans Carey Price, le Canadien de Montréal serait en vacances depuis belle lurette, les succès de l’équipe sont reliés à un effort collectif exemplaire, aux yeux de l’animateur Louis Jean et de l’ancien hockeyeur Alexandre Picard.

Dans le plus récent épisode du balado «Temps d’arrêt», mis en ligne vendredi sur le site de QUB radio, les deux hommes ont souligné les qualités du Tricolore, qui a constamment assumé le rôle du négligé depuis le début des séries. Or, la persévérance, jumelée au bon mélange entre jeunesse et expérience, a mené le club vers une première qualification en 28 ans à la finale de la Coupe Stanley.

«Ce que je retiens de tout cela, c’est l’esprit d’équipe. Tu as beau avoir une bonne équipe sur papier, ça ne veut rien dire si elle ne réussit pas à jouer ensemble et à traverser la tempête ensemble, a mentionné Jean. J’ai rarement vu le Canadien jouer comme cela. Je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai vu un effort aussi inspirant. C’est impressionnant, ce qu’on a vu là. Chapeau, parce qu’ils ne l’ont pas volé. Ils sont moins bons, moins talentueux, mais ils ont pleinement mérité cette participation à la finale.

Au plan individuel, Picard a d’ailleurs rappelé la contribution de patineurs évoluant souvent dans l’ombre, notamment Artturi Lehkonen, l’auteur du filet décisif de la victoire de 3 à 2 du Canadien, jeudi.

«Je retiens aussi les héros obscurs comme Lehkonen qui marque le gros but en prolongation, Paul Byron et Eric Staal. Ce sont des joueurs de soutien et en séries éliminatoires, les meilleures équipes obtiennent de la production de tous les trios, de tout le monde, et c’est ce qu’on a vu hier», a-t-il indiqué.

Une première depuis franchement longtemps

Pour Picard, un ancien défenseur du Bleu-Blanc-Rouge, la joie semble difficile à dissimuler. Il se dit tout aussi impressionné par les accomplissements de la formation montréalaise.

«Pincez-moi quelqu’un! C’est incroyable, ce qui se passe. J’avais 8 ans en 1993 quand l’équipe a gagné la coupe. Je m’en souviens, mais pas des détails exacts comme maintenant, quand on est en train de le vivre, a-t-il admis. J’ai hâte de connaître le prochain adversaire du Canadien, sauf ce qu’il a réussi à faire en séries, battre de la sorte les Golden Knights entre autres, est incroyable.»

Et la suite s’annonce brillante à ses yeux, particulièrement à moyen et long terme.

«Avec les [Cole] Caufield, [Nick] Suzuki et [Jesperi] Kotkaniemi, il y a cette jeunesse et ce n’est pas pour maintenant seulement. Il y a une lueur d’espoir pour le futur. C’est ça qui m’excite : pour le moment présent et les années à venir.»