Balles souillées: un vrai cirque!
Agence QMI
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Le controversé dossier des balles souillées est en train de tourner au cirque dans le baseball majeur et la situation impliquant le lanceur Max Scherzer, des Nationals de Washington, et le gérant Joe Girardi, des Phillies de Philadelphie, l’a bien prouvé, mardi soir.
Au beau milieu de la quatrième manche, Girardi a ainsi demandé à l’arbitre en chef Alfonzo Marquez de vérifier si Scherzer n’avait pas une substance interdite dans ses cheveux.
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Visiblement insulté, Scherzer n’a pas apprécié une telle inspection durant une manche.
«Je serais vraiment un idiot d’utiliser quoi que ce soit quand l’attention de tout le monde est portée là-dessus», a réagi Scherzer, au terme de la rencontre, tel que cité par le site web MLB.com.
Depuis lundi, le baseball majeur redouble d’efforts pour s’assurer que les lanceurs n’utilisent pas de substances collantes pour améliorer leur prise sur la balle. Un artilleur pourrait d’ailleurs être expulsé et suspendu pour 10 jours s’il est trouvé coupable.
Dans la rencontre de mardi entre les Nationals et les Phillies, remportée 3 à 2 par Washington, c’est plutôt Girardi qui a été expulsé en échangeant des mots avec l’équipe adverse à la suite de sa requête s’étant avérée vaine.
Une nouvelle tactique?
Plus tôt dans la journée de mardi, le gérant des Phillies avait pourtant juré qu’il ne demanderait jamais à un arbitre d’inspecter un lanceur adverse, précisant que ce serait stupide de le faire.
«J’ai vu souvent Max depuis 2010 et évidemment, c’est un futur membre du Temple de la renommée. Mais je ne l’avais jamais vu s’essuyer la tête comme il l’a fait ce soir [mardi], a justifié Girardi, après la partie. C’était suspicieux à mes yeux. Il m’a fait environ quatre fois. Je ne voulais pas offenser personne. Je dois simplement faire ce qui est le mieux pour notre équipe.»
Le problème demeure que le stratagème pourrait désormais être utilisé par un gérant voulant casser le rythme d’un lanceur adverse, si les arbitres se mettent à inspecter les artilleurs au beau milieu d’une manche.
Baisser les pantalons
Dans le cas de Scherzer, l’arbitre Marquez avait d’autant plus vérifié la casquette, le gant et les mains du lanceur après les première et troisième manches, sans rien trouver.
Quand Girardi a demandé une nouvelle inspection, c’était l’indignation. Et Scherzer a même commencé à retirer la ceinture de son pantalon afin de démontrer qu’il n’avait rien à cacher.
«Je n’étais pas fâché, a toutefois soutenu Scherzer. J’essayais tout simplement de démontrer que je n’avais absolument rien sur moi. Tu peux regarder où tu veux, je vais enlever mes vêtements si vous voulez voir.»
Comme Scherzer, le lanceur des Athletics d’Oakland Sergio Romo avait également commencé à baisser ses pantalons, mardi soir, quand les arbitres ont voulu vérifier s’il cachait une substance illégale durant une victoire de son équipe contre les Rangers du Texas. Bref, ce fut un vrai cirque.