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Golden Knights: une histoire peu banale

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Les Golden Knights de Vegas en sont seulement à leur quatrième saison dans la Ligue nationale de hockey et ils se retrouvent dans le carré d’as pour une troisième fois. Advenant le cas où ils élimineraient le Canadien de Montréal, les «Chevaliers dorés» disputeraient déjà la deuxième finale de la coupe Stanley de leur jeune histoire, une histoire peu banale.

Décidément, les Knights ont déjoué tous les pronostics. Avec la nouvelle mouture du repêchage d’expansion, ceux qui ont fait leurs débuts en 2017-2018 ont pu rapidement s’imposer comme l’une des meilleures équipes de la LNH.

Au cours des années 1990 et 2000, les clubs qui se sont ajoutés au circuit Bettman n’ont jamais eu beaucoup de succès. Les Panthers de la Floride ont atteint la finale de la coupe Stanley à leur troisième saison, mais n’ont participé aux séries qu’à cinq reprises depuis.

Le Wild du Minnesota a atteint le troisième tour également à sa troisième campagne, tandis que les Predators de Nashville, les Blue Jackets de Columbus et les Thrashers d’Atlanta ont effectué des débuts plus difficiles au sein de la meilleure ligue au monde.

Grâce au brio du directeur général George McPhee et de l’entraîneur Gerard Gallant, en poste à l’époque, les Golden Knights ont cependant atteint la finale dès leur première saison. Dans l’histoire du sport en Amérique du Nord, seuls les Blues de St. Louis, en 1967-1968, en avaient fait de même. Il faut toutefois dire que les Blues avaient profité du fait qu’ils évoluaient dans une section regroupant tous les clubs de la grande expansion, pour se faufiler en finale.

Renaissance

Le DG Kelly McCrimmon et le pilote Peter DeBoer ont repris le flambeau depuis, mais l’équipe n’a montré aucune baisse de régime. Tout cela, sans véritable vedette à ses débuts. Plusieurs joueurs prometteurs sont sortis de leur coquille en allant à Vegas. C’est le cas de William Karlsson, Jonathan Marchessault ou Shea Theodore. Des vétérans comme Marc-André Fleury, David Perron et Deryk Engelland ont également donné un second souffle à leur carrière dans le désert.

Le noyau est resté relativement le même depuis quatre ans, mais les ajouts d’éléments importants, comme Mark Stone, Max Pacioretty, Alex Pietrangelo et Robin Lehner, pour ne nommer que ceux-là, rendent cette formation encore plus menaçante.

En 2020-2021, Vegas a connu de loin la meilleure saison régulière de son histoire. Sa fiche de 40-14-2 bonne pour 82 points a failli lui valoir un premier trophée des Présidents. L’Avalanche du Colorado, avec le même nombre de points, mais avec plus de victoires en temps réglementaire, l’a finalement obtenu.

Qu’à cela ne tienne, les Knights ont eu leur vengeance au deuxième tour éliminatoire, éliminant les anciens Nordiques en six matchs pour prendre rendez-vous avec le Canadien.

Un impact sur le Nevada

Devenir la première équipe sportive professionnelle majeure au Nevada n’était pas une mince tâche, mais les partisans des «Chevaliers dorés» sont parmi les meilleurs du circuit, faisant du T-Mobile Arena une véritable forteresse.

Avant la pandémie, l’amphithéâtre était rempli à plus que pleine capacité – 105,3 % pour être exact – puisque plus de 18 000 partisans s’y entassaient même si sa capacité en configuration hockey n’est que de 17 500 personnes.

Depuis, les Raiders, dans la NFL, ont choisi de quitter Oakland pour s’amener près de la ville du vice, tout comme les Aces de Las Vegas (anciennement les Stars de San Antonio), une franchise de la WNBA.

L’expérience des Golden Knights a aussi mené à la création de son propre club-école de la Ligue américaine, les Silver Knights d’Henderson, aussi basés dans l’État du Nevada.