Crédit : AFP

Séries de la LNH

Une défaite et un vent de panique pour l'Avalanche

Publié | Mis à jour

L’Avalanche du Colorado n’a peut-être perdu que son premier match des séries éliminatoires, vendredi, en laissant les Golden Knights de Vegas revenir de l’arrière pour l’emporter 3 à 2, mais l’entraîneur-chef Jared Bednar ne la trouvait vraiment pas drôle.

En avance 2 à 1 après 54 minutes de jeu, la formation qui évolue à Denver a vu ses adversaires secouer les cordages à deux occasions dans un intervalle de 45 secondes.

«Ils ont été plus compétitifs que nous lors des cinq dernières périodes de jeu. Analyser ce match plus longtemps serait simplement une perte de temps, de dire Bednar, en vidéoconférence après le troisième duel, visiblement agacé. Je regarde le match, je nous regarde entrer en zone offensive et leurs joueurs nous arrêtent. Je les regarde venir dans notre zone et nous n’avons arrêter aucun jeu.»

L'Avalanche mène pourtant toujours 2-1 dans cette série.

«Si on gagnait une course, c’est eux qui ressortaient avec la rondelle, et 50% du temps, et même plus, c’est eux qui gagnaient la course et ils ressortaient avec la rondelle, a poursuivi l'entraîneur. Je crois qu’on se raconte des histoires si on croit réellement que c’est le niveau de compétitivité qu’on se doit d’avoir pour battre l’équipe qui nous a égalé pour la première place du classement de la ligue.»

Bednar a utilisé des mesures radicales pour créer une étincelle au sein de ses joueurs, lui qui a même démantelé son premier trio, composé de Nathan MacKinnon, Mikko Rantanen et Gabriel Landeskog.

«Que feriez-vous [à ma place]? Avez-vous vu la moindre étincelle se produire? Il ne s’est rien passé pour l’ensemble de la soirée offensivement. Rien du tout. Alors on garde le tout intact? Non», a ajouté Bednar.

Travailler plus fort

Au lieu de s’attarder uniquement au négatif, l’homme de 49 ans se tourne toutefois vers le futur, plus particulièrement vers le quatrième match prévu dimanche, toujours dans le Nevada.

«L’ajustement que nous devons apporter est de s’assurer que nous travaillons plus forts que nos adversaires et d’exécuter nos jeux, a conclu Bednar. Si on fait ça, on se donne une chance de gagner. C’est un groupe compétitif et on se doit d’augmenter notre niveau de jeu, parce que nous ne sommes pas près du leur.»