LHJMQ

Les Tigres sont champions

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Pour certains, c’était impossible, alors que pour d’autres, c’était hautement improbable. Qu’à cela ne tienne, les Tigres de Victoriaville sont champions de la coupe du Président.

Alex Beaucage a marqué avec 1 min 1 s d’écoulées à la deuxième période de prolongation pour propulser son équipe vers une victoire de 3-2 face aux Foreurs de Val-d’Or et ainsi permettre à l’organisation de remporter un premier titre de la LHJMQ depuis 2002. À voir dans la vidéo ci-dessus.

«C’est indescriptible, a d’abord lancé celui qui mettait la main sur une deuxième coupe du Président après avoir vécu la conquête de 2019 avec les Huskies de Rouyn-Noranda. Val-d’Or a super bien joué et il faut leur donner le crédit. De notre côté, on a travaillé fort, on a bien joué défensivement et on n’a jamais lâché.»

«À 19 ans, tu réalises que tu n’as plus beaucoup de chances de la gagner. Quand j’ai gagné, à 17 ans, je le réalisais, mais je savais qu’il me restait encore d’autres années, donc c’était différent. Je ne peux pas demander mieux. En plus, ce groupe-là, ce sont tous des frères. J’ai des frissons en ce moment.»

Le retour de la coupe

En 2002, lors de la dernière conquête des Tigres, Carl Mallette était le capitaine de la formation.

Samedi, il a aidé l’équipe à rapporter le gros trophée à Victoriaville, mais cette fois, derrière le banc.

«C’est le même sentiment. C’est incroyable. Quand tu as la coupe au bout des bras, ça ne s’explique pas. Le crédit revient aux joueurs. J’ai eu la chance de diriger l’équipe avec laquelle j’ai gagné comme joueur. On y a cru jusqu’à la fin et maintenant, on est champions. Je suis vraiment fier.»

«En 2002, on avait gagné en six matchs aussi. On était négligés et tout le monde mettait Bathurst en cinq. C’est un peu la même histoire. Comme entraîneur, tu mets un plan en place et il faut que les joueurs y adhèrent. Le sentiment est incroyable. Ça fait 19 ans que Victoriaville attend ce moment.»

Hurtubise solide

En avant 2-1 après une période, notamment grâce à un but de Mikhail Abramov inscrit sur un lancer de punition, les Tigres se sont défendus pour les 40 minutes suivantes face à des Foreurs habités par l’énergie du désespoir.

Malgré une domination de 25 tirs contre 7 lors des deux dernières périodes, Val-d’Or a dû attendre à la fin de la troisième avant de finalement réussir à déjouer le gardien Nikolas Hurtubise, intraitable jusque-là.

C’est Jérémy Michel qui l’a déjoué avec 5 min 20 s à faire au temps réglementaire pour forcer la tenue d’une prolongation.

Le gardien a par la suite été intraitable la porte avant de voir Beaucage fermer les livres. Il a terminé la rencontre avec 48 arrêts.

«En ce moment, je ne le réalise pas vraiment. J’imagine que je vais me souvenir de ça toute ma vie. En ce moment, on vient de lever la coupe. Je suis sans mots!» a réagi le gardien.

Déception à Val-d’Or

Dans le camp des Foreurs, c’était la consternation. Établis grands favoris par à peu près tout le monde après avoir réalisé plusieurs transactions d’importance lors de la période des Fêtes, pour eux la défaite était douloureuse à encaisser.

«On a tout laissé sur la glace. Les gars se sont défoncés et je suis fier d’eux. Je suis aussi excessivement déçu pour eux, pour Val-d’Or, pour les propriétaires, pour le directeur général et pour le groupe d’entraîneurs. Nos joueurs se sont sacrifiés pendant dix mois lors de cette saison exceptionnelle au cours de laquelle ils n’ont vu personne. Je pense que personne ne réalise les sacrifices que tous les groupes ont faits cette année. C’est le pire dénouement possible. Ça fait mal», a exprimé l’entraîneur-chef Daniel Renaud.

Auteur de 22 points en 19 parties, Benjamin Tardif a reçu le trophée Guy-Lafleur remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires.