SPO  -  ENTRAINEMENT PUBLIC DE JEAN PASCAL BOXE

Crédit : MARTIN ALARIE / AGENCE QMI

Boxe

Jean Pascal: «C’est très désolant»

Publié | Mis à jour

L’annonce du test positif à deux stéroïdes anabolisants de Jean Pascal continue de faire jaser dans le milieu de la boxe québécoise. Les intervenants sont prudents lorsqu’ils sont appelés à commenter le dossier.

Le sujet est arrivé sur le tapis, lundi, lors d’une conférence de presse d’Eye of the Tiger Management (EOTTM) qui portait sur le gala qui aura lieu vendredi au Mexique. Le représentant du «Journal de Montréal» a posé la question à tous les intervenants qui connaissent Pascal de près ou de loin.

C’est le promoteur Camille Estephan qui a décidé de prendre la parole pour tout le monde.

«C’est très désolant parce que la boxe n’a pas besoin de ça, a souligné le patron d’EOTTM. VADA [Voluntary Anti-Doping Association] est là pour faire des tests et elle l’a fait. Elle a rendu une décision et ce n’est pas à nous de la commenter. Je ne veux pas pointer le doigt vers personne.»

«On est désolés de voir une situation similaire dans la boxe. On souhaite que le sport soit propre. Nos boxeurs le sont. La boxe n’est pas un jeu où tu frappes un ballon ou tu lances une rondelle.»

«Tu frappes une autre personne que tu peux tuer. Comme industrie, il faut se regarder dans le miroir. La sécurité de nos boxeurs est la chose la plus importante. Pour la tricherie, ça doit être tolérance zéro.»

Ami de longue date

Antonin Décarie connaît Pascal depuis plus de 25 ans. Ils se sont entraînés ensemble chez les amateurs et les professionnels. Comme tout le monde, l’ancien boxeur a été pris par surprise par l’annonce concernant son ami de longue date.

«Durant toutes les années que nous nous sommes entraînés ensemble, le sujet du dopage n’a jamais été dans les discussions, a souligné le président d’EOTTM. Notre entraîneur de l’époque, Marc Ramsay, peut le confirmer.»

À l’instar de plusieurs personnes, Décarie est dans le déni par rapport à la situation.

«J’ai vraiment de la misère à croire que Jean ait fait ça. Il a été toujours fait la promotion d’un sport propre durant sa carrière», a-t-il ajouté.

«Par contre, il commence à vieillir et on ne s’entraîne plus ensemble. Il a pu être tenté de prendre quelque chose de son préparateur physique. Je ne le sais pas.»

Décarie a eu une conversation avec Pascal depuis l’annonce de vendredi soir.

«Il était dans tous ses états. Il m'a dit que c’était une erreur et qu’il règlerait cela. Par contre, Lance Arsmtrong et Geneviève Jeanson ont déjà fait le même type de déclaration.»

«Jean est un bon ami à moi et je lui fais confiance. La boxe est une business qui peut devenir très lucrative. Parfois, en cours de route, de mauvaises décisions peuvent être prises. J’espère que tout va se régler et qu’on aura les réponses à toutes les questions dans les prochaines semaines.»

En quête de réponses

Pendant ce temps, on continue d’assembler les pièces du casse-tête dans le dossier. Vendredi soir, on a appris que Pascal a été déclaré positif à deux tests de VADA. Ceux-ci ont révélé la présence d’epitrenbolone et drostanolone dans l’organisme du boxeur de 38 ans.

On ne connaît pas encore la quantité de stéroïdes retrouvée dans les échantillons d’urine du Québécois qui s’est entraîné à Porto Rico pendant les six derniers mois. Pascal est encore en attente du rapport détaillé de la part de VADA.

Malgré nos demandes, Pascal a décidé de ne pas accorder d’entrevues. Il veut attendre d’avoir toutes les données en main avant de commenter sa situation.

C’est un certain Angel Martinez qui aurait été le préparateur physique de Pascal au cours de son dernier camp d’entraînement. On retrouve plusieurs photos des deux hommes sur les réseaux sociaux dans les dernières semaines.

Martinez, un résident de Porto Rico, n’hésite pas à se donner le titre de préparateur physique de Pascal sur son compte Instagram.