Canadiens de Montréal

«C’est injuste de les comparer» - Trevor Timmins

Kevin Dubé

Publié | Mis à jour

Jesperi Kotkaniemi ou Brady Tkachuk? Il n’y a pas une journée où cette question ne refait pas surface à Montréal. Pour le directeur général adjoint du Canadien de Montréal, Trevor Timmins, il s’agit d’une comparaison injuste.

L’homme de hockey était de passage au Centre Vidéotron dimanche dans le cadre du troisième match de la série finale de la Coupe du Président entre les Tigres de Victoriaville et les Foreurs de Val-d’Or. La veille, il était au Centre Bell pour assister à la victoire des siens en prolongation face aux Maple Leafs de Toronto et, évidemment, au but gagnant de Kotkaniemi.   

«Ce que nous avions vu de lui à son année de repêchage, il est en train de se développer en ce joueur. Il est aussi plus jeune que le joueur que vous avez mentionné», a tout d’abord répondu Timmins au Journal en faisant référence à Tkachuk, sans le nommer. «Les deux jouent une position différente, un style différent, dans une équipe différente et avec des coéquipiers différents. C’est injuste de les comparer. Chose certaine, nous sommes heureux de son développement et on espère qu’il va continuer dans cette voie.

«Il faut prendre en considération qu’il est encore jeune et que la position où il évolue n’est pas facile à apprendre. Une petite erreur en territoire défensif et la rondelle se retrouve dans ton filet. On aime sa progression et il démontre qu’il peut se lever dans les moments importants. Il compte déjà sept buts en carrière en séries.»

Timmins apprécie également le jeu de Caufield et ne se dit pas surpris de le voir connaître du succès rapidement.

«Il a été un franc-tireur d’élite à tous les niveaux. Je ne suis pas surpris de ses succès et je pense que de jouer une année de plus à l’Université du Wisconsin lui a permis de continuer à se développer physiquement, mais aussi de prendre de la maturité dans son jeu.»

Une filière québécoise?   

Timmins et la direction du Canadien de Montréal se sont de nouveau retrouvés au cœur de l’actualité montréalaise il y a quelques semaines lorsque le Tricolore a disputé un premier match en 112 ans sans aucun Québécois dans son alignement.

Récemment, le Tricolore a annoncé la signature de l’attaquant des Islanders de Charlottetown Cédric Desruisseaux à un contrat de la Ligue américaine de hockey. Un résultat direct des récentes critiques?

«Non, ce n’est pas la raison pour laquelle nous l’avons signé et nous annoncerons probablement d’autres signatures de ce genre sous peu. Je suis très sensible à ce sujet. Ça fait 16 ans que je suis ici et le Québec est ma famille», a-t-il tout d’abord expliqué.

Selon Timmins, le fait que sa filiale de la Premier AA Hockey League (ECHL) s’établira à Trois-Rivières à partir de la prochaine saison permettra encore plus de mettre en place une filière québécoise et de la laisser se développer dans le but, un jour, de pouvoir compter sur certains d’entre eux avec le grand club.

«Il faut comprendre qu’on ne peut dépasser les 50 contrats de la LNH donc on doit être prudents avant de signer des joueurs à des contrats d’entrée parce qu’on doit s’engager avec eux pendant trois ans. Maintenant, on peut signer des joueurs en qui on croit et les laisser se développer dans nos filières de Laval ou Trois-Rivières. Rafaël Harvey-Pinard est le meilleur exemple. On l’a repêché et Laval a fait un très bon travail de développement, puis on vient de lui consentir un contrat de la LNH. C’est le genre de système qu’on aimerait mettre en place.»

Un avantage pour la LHJMQ   

D’ailleurs, Timmins s’attend à ce que la saison que vient de tenir la LHJMQ avantagera ses joueurs au prochain repêchage.

«Ils ont joué devant des recruteurs et c’est une chance pour eux parce qu’ils ont pu se faire voir. C’est toujours mieux d’en savoir beaucoup sur un plus petit nombre de joueurs que d’en savoir un peu sur un plus grand nombre. D’ailleurs, je lève mon chapeau à Gilles Courteau et son personnel, les différents paliers de gouvernement, les équipes, le personnel hockey et les joueurs d’avoir fait preuve d’autant de dévouement pour tenir une saison.»