Canadiens de Montréal

Canadien: «La présence des partisans a aidé»

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On a tendance à oublier l’impact que peut avoir la présence de partisans dans un amphithéâtre. Surtout quand les succès à domicile n’ont pas toujours été au rendez-vous. 

Ci-dessus, voyez le point de presse de Jake Evans la veille du match no 7.

Ils n’étaient que 2500 éparpillés dans le Centre Bell, samedi soir, mais ce fut suffisant pour aider les joueurs du Canadien à puiser dans leurs dernières ressources pendant la période de prolongation.

SÉRIES : Maple Leafs vs Canadiens
Crédit photo : Photo Martin Chevalier

« On avait l’impression que l’édifice était comble. Ça nous a donné une dose d’énergie supplémentaire », a soutenu Jake Evans.

Utilisé au sein du premier trio, l’attaquant de 24 ans a joué pendant 23 min 5 s au cours du sixième match. Auparavant, depuis son arrivée dans la LNH, il avait franchi le plateau des 17 minutes à une seule occasion.

« Après le match, j’étais tellement fatigué que je ne pouvais plus bouger. Mais pendant la rencontre, tout ce que je voulais, c’était d’avoir la chance de jouer un autre match. Là-dessus, la simple présence des partisans a aidé », a raconté Evans.

Les jambes raides 

Ben Chiarot en est un autre qui a tout laissé sur la surface de jeu. À un certain moment, en prolongation, on se demandait s’il n’allait pas s’effondrer tellement chaque coup de patin semblait lui brûler les jambes. 

SÉRIES : Maple Leafs vs Canadiens
Crédit photo : Photo Martin Chevalier

Ça ne l’a pas empêché de distribuer une solide mise en échec à Ilya Mikheyev lors de sa toute dernière présence, 20 secondes avant le but de Jesperi Kotkaniemi.

« C’est le moment le plus plaisant de la saison et il n’y a rien qui bat le fait de jouer en prolongation. Rendu là, tu ne penses même plus à la fatigue ou à ton niveau d’énergie. Tu sautes sur la glace et tu te concentres sur la tâche à accomplir », a expliqué le défenseur au lendemain de cet éreintant match.

Chiarot a été utilisé pendant plus de 35 minutes au cours du match, dont 8 min 15 s en prolongation. Shea Weber, son partenaire à la ligne bleue, a été tout aussi occupé avec un temps de jeu avoisinant les 37 minutes, dont 8 min 47 s en prolongation. Mention honorable également à Jeff Petry, envoyé dans la mêlée au-delà de 34 minutes (7 min 27 s en prolongation).

Toutes les présences comptent

Si ces trois arrières ont été autant sollicités, c’est qu’Erik Gustafsson et Brett Kulak n’ont effectué aucune présence après la dixième minute de la troisième période. Aussi bien n’habiller que quatre défenseurs, diront plusieurs.

« Je sais qu’on parle beaucoup du fait qu’on est quatre à avoir joué beaucoup [Edmundson a joué 28 min 38 s], mais Gus et Kuly ont également eu un rôle clé dans cette victoire. Les minutes qu’ils passent sur la glace, même si leur nombre est moins élevé, sont aussi importantes », a insisté Chiarot.

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Crédit photo : Photo Martin Chevalier

Des propos corroborés par Ducharme.

« On a besoin de tout le monde. Dans un match comme celui d’hier [samedi], une seule présence peut faire toute la différence. Donc, c’est important d’avoir le dessus sur l’adversaire chaque fois que tu embarques, a maintenu l’entraîneur-chef du Canadien. Le nombre de fois qu’un joueur saute sur la glace n’a pas d’importance. Chaque fois est un moment crucial. »

La situation des blessés

Ducharme a indiqué que Jon Merrill n’accompagnerait probablement pas l’équipe à Toronto. Puisqu’on parle d’une absence d’une dizaine de jours dans son cas, il ne serait pas disponible, non plus, pour les deux premiers matchs à Winnipeg.

En revanche, Artturi Lehkonen y sera. Blessé lors du troisième match, son état prend du mieux. Advenant sa réinsertion dans la formation, qui écoperait ?

On peut immédiatement oublier le nom d’Evans, qui a fait un travail impeccable à la gauche de Phillip Danault et de Brendan Gallagher, samedi. 

Eric Staal, peut-être ?