Canadiens de Montréal

Tomas Tatar veut faire durer le plaisir

Publié | Mis à jour

Quand vous êtes acculés au mur, il est de bon aloi de s’accrocher à la moindre parcelle de motivation pour tenter de s’en sortir.

L’idée de jouer devant des spectateurs pour la première fois en 14 mois et demi a sans doute contribué à donner un peu de pep aux joueurs du Canadien, jeudi à Toronto.     

Ci-dessus, voyez le point de presse de Tomas Tatar, vendredi.

Ce sera probablement le cas encore samedi soir, alors que le Tricolore tentera d’éviter l’élimination pour un deuxième match de suite. 

Au-delà des 2500 partisans, seront également présentes les familles des joueurs et du personnel. Celles-ci ont déjà eu l’occasion d’assister à un match récemment, mais c’était avant la fin de la saison régulière.

«Ce sera un privilège immense pour nos tendres moitiés. Ce sont elles qui nous ont soutenus pendant toute l’année. Elles prennent soin des enfants, préparent les repas. C’est une belle marque de reconnaissance pour elles d’assister à un match, surtout dans un moment aussi important», a mentionné Tomas Tatar, à la veille de ce sixième affrontement.

Mais le Slovaque aura un élément de motivation supplémentaire. Son contrat (tout comme celui de Phillip Danault) venant à échéance au terme des séries éliminatoires, chaque match le rapproche possiblement de la fin de la belle complicité que Brendan Gallagher, Danault et lui ont bâtie au cours des trois dernières saisons.

«Je veux simplement savourer chaque présence sur la glace avec Brendan et Phillip. On ne sait jamais quand il s’agira de la dernière. Je veux jouer le plus longtemps possible avec ces deux gars, a soutenu Tatar. C’est spécial de jouer pour cette équipe. Ce sont trois des meilleures années de ma vie. Je ne l’oublierai jamais.»

Répéter la recette  

Ayant été acquis en compagnie de Nick Suzuki en retour de Max Pacioretty, en septembre 2018, Tatar ne connaissait pratiquement rien de ses deux futurs compagnons de jeu.

«Lorsqu’on est devenu un trio, on s’est dit qu’on allait s’aider mutuellement autant sur la glace qu’en dehors de la patinoire. C’est devenu une grande amitié que j’apprécie beaucoup. J’espère que ça va continuer», a-t-il déclaré.

Pour ça, il faudra que les trois membres de ce trio continuent leur bon travail défensif face à l’unité d’Auston Matthews. Lors du dernier match, Sheldon Keefe a tenté de soustraire son joueur étoile du joug de Danault, ce qui démontre l’efficacité de cette unité.

«On a bien joué hier (jeudi). On a été responsable défensivement. Phil a gagné plusieurs mises en jeu en territoire défensif. Gally et moi, on a gagné plusieurs batailles le long des rampes. On doit garder la même stratégie. Et si l’un de nous peut marquer, ça amènera une dose d’énergie à notre trio.»

Evans peut-être, Romanov non  

Le Canadien a beau avoir disputé son meilleur match depuis le début de la série, il n’est pas dit que Dominique Ducharme n’apportera pas de modification à sa formation. Il a assuré ne pas être de l’école qui veut qu’on ne change pas une formation gagnante.

«Si on sent qu’on se donne une meilleure chance de gagner en apportant un changement ou deux, on va le faire», a-t-il assuré.

Jake Evans pourrait faire partie de ces changements. Absent lors des quatre derniers matchs en raison d’une blessure dont la nature n’a pas été dévoilée, l’attaquant a patiné pendant plusieurs minutes sur la glace du complexe d’entraînement du Canadien, vendredi matin.

« Evans progresse, il va de mieux en mieux. S'il est disponible pour le sixième match, nous allons certainement considérer le ramener dans la formation », a mentionné Ducharme, affirmant d’autre part qu’Artturi Lehkonen n’était pas prêt à revenir au jeu.

Il serait également surprenant de voir Alexander Romanov dans la formation. Refusant d’élaborer sur les détails de cette décision, l’entraîneur-chef du Canadien a tout de même offert une théorie qui en explique les grandes lignes.

«Il y a quatre niveaux au cours d’une saison (les séries étant le quatrième). Hausser son niveau de jeu à travers ces quatre niveaux est quelque chose qu’il faut apprendre. 

«Alexander est un bon jeune joueur, son avenir est prometteur. Il a joué 54 matchs en saison régulière. Ce n’est pas parce qu’il ne joue pas présentement qu’on ne travaille pas avec lui.»

Bref, le niveau de jeu du défenseur de 21 ans n’est pas à point.