Séries de la LNH

Sidney Crosby encore envahi par la frustration

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Les coupes Stanley remportées en 2016 et 2017 semblent aujourd’hui bien éloignées dans l’esprit et la tête de Sidney Crosby dont les Penguins de Pittsburgh se retrouvent en vacances.

Encore une fois cette année, la formation dirigée par l’entraîneur-chef Mike Sullivan n’a pas fait vieux os en séries. Comme ce fut le cas dans les deux saisons précédentes, elle a été incapable de gagner une seule ronde. En 2019, les «Pens» avaient subi le balayage aux mains des Islanders de New York et ce printemps, ils ont de nouveau plié l’échine devant eux, s’inclinant 5 à 3 dans la sixième et dernière rencontre de la confrontation de premier tour, mercredi.

Déjà, certains observateurs ont évoqué la possibilité de voir de gros noms quitter l’ouest de la Pennsylvanie. Cependant, Crosby croit toujours en ce groupe de joueurs comprenant Evgeni Malkin et Kristopher Letang, deux autres habitués des longs parcours en séries de la coupe Stanley.

«Ça fait quatre ans qu’ils parlent de ça, n’est-ce pas? Donc, je ne sais pas s’ils changeront d’idée, a déclaré le numéro 87 au site NHL.com à propos de ces oiseaux de malheur prédisant son départ de Pittsburgh. Le plus que je puisse dire, c’est que je ne sais pas vraiment. Je sais toutefois que nous trois, on veut gagner et on fera tout le nécessaire pour être dans la lutte à chaque année.»

«Selon moi, il n’y a aucun doute que ce groupe est très bon. Nous avions une opportunité ici et c’est pourquoi cette défaite fait tellement mal», a-t-il également affirmé.

Des rivaux tenaces

Opposés au deuxième meilleur club défensif de la saison régulière dans la Ligue nationale, les Penguins ont éprouvé des ennuis, particulièrement Crosby. Ce dernier a été blanchi dans trois duels consécutifs et a conclu la série avec deux points. Ses comparses Malkin et Letang ont fait mieux avec cinq et six points respectivement.

«Je crois encore en eux. C’est le meilleur noyau de joueurs que j’ai pu diriger, et de loin. Ils forment une bande de gars passionnés, ce sont des talents générationnels. Ils peuvent compétitionner à un niveau extrêmement élevé et le prouvent à chaque match», a estimé Sullivan.

Malgré ces compliments, rien ne garantit le bonheur à long terme et le directeur général des Penguins, Ron Hextall, aura des décisions à prendre. Le trio de vedettes de l’équipe ne rajeunit pas et coûte cher. Crosby touche en moyenne 8,7 millions $ par campagne, mais surtout, le Russe et le Québécois seront admissibles à l’autonomie complète en 2022.

«Je n’ai jamais essayé de jouer au DG et je ne commencerai pas maintenant, a indiqué le capitaine des Penguins. Ces joueurs veulent gagner, ça fait longtemps qu’ils ont ensemble. Je connais leur engagement et leur souci de la victoire. Je ne remettrai jamais en question cela.»