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Canadiens de Montréal

Une déclaration d'amour de Tyler Toffoli

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Né à Scarborough, en Ontario, Tyler Toffoli a grandi en regardant les Maple Leafs de Toronto. Dès sa première saison complète dans la Ligue nationale de hockey (LNH), en 2014, il a remporté la coupe Stanley avec les Kings de Los Angeles. Il a ensuite vécu un passage trop court à son goût avec les Canucks de Vancouver. Et aujourd’hui, à 29 ans, il ne se verrait nulle part ailleurs qu’à Montréal, dans l’uniforme du Canadien.

Dans un long texte publié par le site The Players’ Tribune, Toffoli raconte comment tout le prédestinait à devenir un jour, un joueur du Tricolore. 

«En gagnant une coupe Stanley à 22 ans et en me promenant dans L.A., j’avais l’impression d’être au sommet du monde, a-t-il confié. Je pensais que gagner allait venir naturellement après ça. J’ai essayé de ne pas penser comme ça et j’ai donné tout ce que j’avais quand on participait aux séries. Mais nous ne l’avons jamais regagnée après. Je suis une personne différente maintenant du gamin qui se promenait sur Figueroa avec la coupe à côté de lui. J’ai grandi beaucoup avec les défaites en séries. Je suis un meilleur joueur à cause de ça.»

«Mais je ne suis jamais passé proche de gagner la coupe depuis. Et j’y pense tous les jours. Ça me dérange. C’est l’une des raisons pour laquelle je voulais venir à Montréal. Car je sentais que cette équipe, cette ville, étaient comme moi : affamées de gagner la coupe. Tout ce que j’ai vécu, chaque victoire et chaque défaite, m’a mené à devenir un "Hab".»

Retour au Canada 

Toffoli ne cache pas qu’il a trouvé difficile de quitter les Kings, qui l’avaient choisi au deuxième rang du repêchage 2010 (47e au total). La formation californienne l’a échangé aux Canucks de Vancouver en février 2020.

«J’ai toujours pensé que je serais un King pour la vie. Cette organisation m’a vraiment élevé et je dois beaucoup à son groupe de leaders, autant sur la glace que dans l’état-major.»

L’attaquant ontarien n’a toutefois pas mis de temps à s’adapter à son nouvel environnement. À vrai dire, tout a immédiatement cliqué avec les Canucks. Alors qu’il était une célébrité de catégorie D à Los Angeles comme il se plaît lui-même à le dire, il a soudainement fait l’objet de beaucoup plus d’attention.

«Je crois que j’avais sous-estimé, ou oublié, à quel point le hockey est gros dans le marché canadien. À Los Angeles, il y a quelques équipes très importantes qui captivent l’attention de tout le monde. À Vancouver, c’est surtout les Canucks. Il y a la MLS et la LCF, mais c’est une ville de Canucks. Et dès que j’ai posé le pied sur la patinoire, j’ai adoré ça.»

Après les dernières séries, Toffoli souhaitait rester à Vancouver. Mais l’offre qu’il espérait n’est pas venue. Son agent lui a alors parlé de l’intérêt qu’avait pour lui le Canadien. Il s’est d’abord souvenu de Nick Suzuki, qui l’avait bien impressionné pendant les séries. Et il s’est aussi souvenu des propos de son ami Nate Thompson, qui avait beaucoup aimé le groupe de joueurs du CH.

L’idée de s’établir à Montréal lui plaisait bien. Et l’idée de jouer pour les partisans tellement passionnés du Tricolore lui plaisait encore davantage. Il se souvient d’ailleurs d’une douloureuse défaite qu’il avait subie avec les Kings au Centre Bell en 2014.

«Avec quelques minutes à faire au match, les partisans sont devenus fous. C’était comme jouer en séries. Ils chantaient “Olé, Olé, Olé, Olé, Olé! Oooooolé!”. J’étais assis au banc et je trouvais ça dur. Je voulais juste m’en aller de là. Mais maintenant, on est du même côté. Et même si je n’ai pas encore vécu un vrai samedi soir au Centre Bell en tant que "Hab", je sais que ce sera un moment incroyable.»