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Canadiens de Montréal

Auston Matthews ne crie pas victoire tout de suite

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Les Maple Leafs de Toronto ont beau avoir obtenu 18 points au classement de plus que le Canadien de Montréal, cela n’empêche pas leur attaquant-vedette Auston Matthews de demeurer sur ses gardes à quelques jours de la série de premier tour opposant les deux équipes.

Les observateurs sont nombreux à déjà prédire l’abattoir au Tricolore, qui a récolté seulement 24 victoires en saison régulière et qui a conclu celle-ci avec cinq revers consécutifs. Cependant, Matthews sait bien que la formation qu’il affrontera la semaine prochaine sera très différente comparativement au groupe constitué par l’entraîneur-chef Dominique Ducharme dans les derniers matchs. 

La présence de Carey Price, Phillip Danault, Shea Weber et Brendan Gallagher, entre autres, risque de changer la donne.

«Ils jouent avec une bonne structure défensivement, a affirmé le numéro 34 aux médias. Ils misent sur de bons gardiens et de la profondeur très forte dans toutes les positions. Donc, ce ne sera pas facile. Pour nous, en offensive, il s’agira d’un défi.»

À ce propos, un jeu de puissance efficace pourrait régler bien des problèmes. Celui des Leafs a peiné dernièrement, mais le but inscrit par Jake Muzzin avec un homme en plus durant le match de mercredi contre les Sénateurs d’Ottawa a donné un peu de positif à cet égard. Matthews souhaite que cette réussite soit l’élément déclencheur d’une séquence intéressante en avantage numérique.

«Dans nos deux premières attaques massives de la soirée, nous étions un peu déconnectés. [...] Il faut décocher plus de tirs, diriger plus de rondelles vers le filet adverse. Nous cinq, nous devons simplifier notre tâche de cette manière.»

Le plan est bon 

Selon l’entraîneur-chef Sheldon Keefe, il ne sert à rien de tout chambouler le plan de match rendu à ce stade de l’année.

«C’est avant tout une question d’exécution, a-t-il déclaré. Sur chaque jeu de puissance, nos meilleurs joueurs ont le disque sur leur bâton. À différentes occasions, nous n’avons pas fait les jeux appropriés», a-t-il souligné.

Toronto occupe le 16e rang de la ligue avec un pourcentage de 20,3 % en supériorité numérique. De son côté, Montréal est en 22e place pour le rendement en désavantage numérique à 78,5 %.