Canadiens de Montréal

«Un pas dans la bonne direction» - Rafaël Harvey-Pinard

Publié | Mis à jour

 L’attaquant québécois Rafaël Harvey-Pinard semblait flotter sur un nuage, jeudi, au lendemain de l’octroi d’un contrat de deux ans par l’organisation du Canadien de Montréal.

«Ça représente beaucoup pour moi, a commenté le jeune homme de 22 ans en vidéoconférence. C’est l’équipe que j’ai suivie pendant mon enfance.» 

Voyez le point de presse dans la vidéo ci-dessus.

«C’est un autre pas dans la bonne direction, a-t-il ajouté, conscient que ce contrat d’entrée lui permet désormais d’être rappelé par le grand club. Ça va être à moi de travailler encore plus fort pour faire ma place et jouer dans la Ligue nationale [LNH].»

S’il préfère se tenir loin du débat entourant le faible nombre de Québécois avec le Canadien, Harvey-Pinard laisse voir qu’il rêve haut et fort de défendre les couleurs du club montréalais.

«Je vais contrôler ce que je peux contrôler, soit mes performances et ma façon de me préparer pour le prochain camp. L’objectif pour moi, c’est de tout faire pour ajouter un autre Québécois dans la formation», a affirmé celui qui, après avoir été repêché au septième tour en 2019, a disputé l’actuelle saison avec le Rocket de Laval, dans la Ligue américaine (LAH).

Faire sa place 

Concrètement, le Canadien compte quelques attaquants pouvant profiter de leur autonomie durant la saison morte, ce qui pourrait ainsi permettre à un joueur comme Harvey-Pinard - dont le salaire de base sera de 750 000 $ s’il évolue dans la LNH - de faire sa place plus rapidement avec le Tricolore. En plus de Phillip Danault, il y a Tomas Tatar, Joel Armia, Eric Staal, Corey Perry et Michael Frolik qui se retrouvent tous dans cette position. Le repêchage d’expansion du Kraken de Seattle pourrait aussi faciliter son destin.

Pour l’instant, Harvey-Pinard se concentre à bien terminer la campagne avec le Rocket pour ensuite mettre les bouchées doubles durant son entraînement estival.

«Les gars sont plus matures dans la LAH. Avec mon style de jeu, devant le filet et dans les coins, j’ai trouvé une façon de garder ma position et de gagner mes batailles. C’était un aspect sur lequel je voulais travailler cette saison», a noté celui qui a jusqu’à maintenant récolté 19 points, dont huit buts, en 33 matchs à sa première saison dans la LAH.

«L’important pour moi, c’est d’avoir un gros été d’entraînement pour améliorer différentes facettes de mon jeu, mais soyez assurés que je vais arriver prêt au camp d’entraînement et je vais tout donner pour faire ma place.»

Comparé à Gallagher 

De par son style de jeu, mais aussi par son attitude, l’athlète originaire du Saguenay n’est pas sans faire penser au fougueux Brendan Gallagher. Harvey-Pinard a lui-même eu vent d’une telle comparaison.

«C’est sûr et certain que c’est flatteur, a reconnu le Québécois. C’est un bel exemple pour moi et pour tous les joueurs de hockey, de la façon qu’il se donne à 100 % match après match. C’est une inspiration pour moi.»

Avec son nouveau contrat en poche, Harvey-Pinard peut se permettre de rêver un peu plus fort.

«Je vais essayer d’apprendre de lui dans les prochaines années», a-t-il laissé tomber à propos de Gallagher, dont le contrat avec le Canadien est pour sa part valide jusqu’en 2026-2027.

Seul hic : le jour où Harvey-Pinard portera les couleurs du Canadien, il devra se retrouver un nouveau numéro. Le 11 est déjà porté par... Gallagher. Rendu là, ce sera un moindre mal.