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Formule E

Une collaboration Formule E - Formule 1 «va de soi»

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Aux yeux de l’ancien pilote Mark Webber, une collaboration entre la Formule 1 et la Formule E est inéluctable.

Des discussions entre le président de la FE, Alejandro Agag, et le président de la F1, Stefano Domenicali, auraient déjà eu lieu à ce sujet, selon le site The Race. Le président de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), Jean Todt, a pour sa part indiqué au quotidien «La Gazzetta dello Sport» qu’il n’était pas contre l’idée.

Même si le jeu des comparaisons pourrait être dur à encaisser pour la série tout électrique, Webber, vainqueur de neuf Grands Prix de F1, estime que les deux championnats sortiraient gagnants d'événements conjoints, étant donné qu’ils offrent des caractéristiques bien distinctes qui permettraient d’offrir un spectacle plus diversifié aux amateurs de course automobile.

«Je pense que c’est une évidence pour le futur, a dit Webber à The Race, récemment. Oui, il y aura une comparaison naturelle quand une voiture de Formule 1 passe au même endroit qu’une [voiture] de Formule E, mais je pense que ça surprendra quelques personnes à quel point elles sont rapides.»

«La FE montre l'action la plus serrée en piste et c’est un angle de vue différent. Les F1 ne peuvent pas se suivre de si près, alors c’est une perspective différente. Je pense que ce serait une bonne chose pour toutes les personnes concernées.»

Webber occupe actuellement un rôle d’ambassadeur pour Porsche – engagée en FE –, marque pour laquelle il a déjà roulé en endurance, entre 2014 et 2016.

Développement durable

La situation de la FE ne cesse de s’améliorer depuis ses débuts. Les groupes motopropulseurs sont plus puissants et l’autonomie des batteries est plus grande. Pour la première fois cette année, la série est considérée comme un championnat du monde par la FIA.

Et pour les constructeurs automobiles, qui misent sur le développement durable et l’électrification de leurs voitures de série, la FE est un laboratoire très intéressant, à bien plus faible coût que la Formule 1.

«La Formule 1 a de gros composants électriques, mais c’est mêlé à l’aérodynamique et au [talent] individuel – les [Max] Verstappen, les [Lewis] Hamilton –, et si vous n’avez pas ces éléments, vous ne remportez pas de Grands Prix. Ici, [en FE], toute la propulsion est électrique.»

Alors, quand [les deux séries] se rencontreront-elles? Pendant combien de temps allons-nous avoir des moteurs à combustion en course automobile? Je pense pour un moment encore.»

Maux de tête

Ainsi, étant donné que rien ne semble pointer vers le déclin de la F1 à court terme, rien n’empêche les deux séries de collaborer. Et Agag compte bien faire tout ce qu’il peut pour réaliser le tout, même si, à court terme, il se bute à la résistance de certains.

«Je fais pression pour cela, j'aime l'idée. C'est quelque chose que j'adorerais, mais pour le moment, les parties prenantes ne le souhaitent pas, a dit Agag au réseau CNN. Alors, je vais continuer à insister, à me cogner la tête contre le mur, et nous verrons si cela arrive enfin.»

D’ici là, les gens pourront regarder TVA Sports, samedi, pour voir ce que les monoplaces de FE peuvent faire sur le circuit complet de Monaco.