Photo : Cole Caufield Crédit : Photo AFP

Canadiens de Montréal

Caufield: «Il faut se calmer un peu», prévient Chainey

Publié | Mis à jour

Le Canadien de Montréal semble avoir eu la main heureuse en jetant son dévolu sur l’attaquant Cole Caufield au 15e échelon du repêchage de 2019.

Après seulement six matchs, le jeune homme de 20 ans compte deux buts à sa fiche. Les deux fois, il procurait la victoire aux siens en prolongation. L’ancien membre des Ducks d’Anaheim Alain Chainey, qui a passé 20 années dans cette organisation, dont 11 à titre de recruteur-chef, voit plusieurs qualités en Caufield qui pourraient faire de lui un futur joueur d’impact de la formation montréalaise.

«C’est un marqueur naturel. Tu ne peux pas apprendre à un joueur à marquer des buts, mentionne-t-il lors du plus récent épisode du balado "Sur la passerelle", animé par Félix Séguin, jeudi. C’est instinctif et lui possède un tir très puissant pour un joueur de ce gabarit-là. Mais ce qui m’impressionne chez Cole Caufield, ce sont ses mains. Oui il a un tir fantastique, mais il a des mains ultra rapides et c’est ce qui fait qu’il réussit à mettre la rondelle en position pour prendre un tir de qualité constamment.»

Toutefois, lorsqu’il était à l’emploi de la formation californienne, Chainey regardait deux autres éléments dans le jeu d’un espoir, soit sa rapidité et surtout son sens du jeu.

«J’ai vu des joueurs qui patinaient tellement rapidement, que si t’avais ouvert la porte de la Zamboni, ils auraient abouti à Rivière-des-Prairies. Cependant, ils n’avaient aucun sens de jeu et ça a été très difficile pour eux de se démarquer à un niveau supérieur.

«Dans le cas de Caufield, il possède cette habileté-là. Son sens de jeu offensif, cet instinct de se démarquer de son couvreur, de se rendre disponible pour recevoir la rondelle, c’est une chose difficile à apprendre. On n’améliore pas beaucoup le sens de jeu d’un joueur.»

Prudence

Toutefois, celui qui est aujourd’hui à l’emploi de TVA Sports avise les partisans de garder les deux pieds sur terre et de ne pas trop s’exciter avec Caufield, pour l’instant, lui qui compare l’espoir du Canadien à l’attaquant des Blackhawks de Chicago Alex DeBrincat.

«C’est ce qui me fait peur présentement, j’entends des termes, comme "le prodige", il faut se calmer un petit peu, ajoute Chainey. Il faut se calmer et laisser le jeune progresser et se développer correctement.»

«Il faut se donner deux à trois ans. Il faut être très patient. On parle de joueurs comme [Sidney] Crosby et [Auston] Matthews et Connor McDavid, ce sont des joueurs surdoués. Caufield, même si je l’aime énormément, n’est pas un joueur surdoué.»

Chainey a aussi brièvement abordé les cas de Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi, deux autres jeunes qui gravissent les échelons au sein de l’organisation du Tricolore. Dans leur cas aussi, il prône la patience.

«Soyons patients avec les jeunes, laissons leur le temps de se développer correctement et ne mettons pas justement les standards trop élevés et des attentes trop élevées avec ces jeunes joueurs-là.»