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Canadiens de Montréal

«Parfois, j'aurais aussi voulu mettre le hockey sur pause»

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Comme plusieurs, le défenseur Kristopher Letang et son ancien coéquipier chez les Penguins de Pittsburgh Philippe Boucher ont été surpris d’apprendre que Jonathan Drouin se retirait de l’environnement du Canadien de Montréal pour des raisons personnelles, et pour une durée indéterminée. La nouvelle ne les a certainement pas laissés indifférents.

«Jonathan, je le connais quand même très bien. Je pratique l’été avec lui, ça fait un petit bout, et je l’ai connu quand il était très jeune», a indiqué Letang jeudi dans le cadre de la baladodiffusion «Lavoie-Letang».

«C’est un gars pour qui j’ai beaucoup de respect. C’est une très bonne personne et quand tu entends des choses comme ça, tu veux juste pouvoir le soutenir. Tu veux pouvoir comprendre ou essayer de comprendre ce que le joueur peut traverser», a poursuivi l’arrière des Penguins.

Celui-ci ne doute pas de la capacité de Drouin à rebondir malgré les moments difficiles qu’il connaît cette saison, autant sur la patinoire qu’à l’extérieur. En effet, depuis le début de la présente campagne, l’attaquant du Tricolore n’a inscrit que deux buts en 44 matchs. Il a toutefois réussi à amasser 21 mentions d’aide.

«C’est un talent immense, un joueur qui a tout l’avenir devant lui. Je pense que ce qui est important en ce moment, c’est qu’il se sente bien dans sa peau avant de revenir au sport qu’il aime.»

Plus que le hockey

Boucher partage entièrement l’opinion de son ancien coéquipier, avec qui il a évolué à Pittsburgh lors de la saison 2008-2009.

«Dans la vie, il y a beaucoup de choses plus importantes que le sport et le hockey. Nous, on aime ça, on vit de ça, mais le hockey, il faut le mettre sur pause de temps en temps. À quelques moments dans ma vie, j’aurais voulu le faire», a admis le Québécois de 48 ans.

«On ne sait pas exactement c’est quoi, les raisons, mais ça n’a pas d’importance. Oui, c’est un joueur de hockey extrêmement talentueux. J’ai "coaché" contre lui et, wow, quel joueur de hockey c’était au niveau junior. Je lui ai parlé quelques fois, il a l’air d’une très bonne personne, mais je ne le connais pas personnellement», a poursuivi Boucher.

«Là, l’important, c’est qu’il prenne soin de lui. Peu importe les raisons, ce n’est pas de nos affaires. Qu’il prenne le temps que ça prend. Le hockey, ce n’est pas un sport facile. Il y a les salaires, les accolades, mais ce n’est pas un sport facile. Alors c’est important pour lui de remettre tout en perspective, de parler aux bonnes personnes et de faire les bonnes choses. C’est la personne qui compte dans des moments comme ça.»