Crédit : Dany Germain

LHJMQ

Mikaël Huchette, la carte cachée

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Patrick Roy reçoit fréquemment des appels de recruteurs de la LNH afin de discuter des espoirs du prochain repêchage James Malatesta et Evan Nause, notamment. Mais depuis quelque temps, le téléphone sonne aussi à propos d’un autre joueur, un peu plus méconnu : Mikaël Huchette.

L’attaquant de 17 ans connaît, loin des projecteurs, une première saison intéressante dans la LHJMQ. Si ses statistiques ne sautent pas nécessairement aux yeux – il a récolté 11 points en 32 matchs cette saison –, il a tout de même été utilisé à toutes les sauces par Roy cette saison. Employé autant en avantage numérique qu’en désavantage numérique, Roy lui confie plusieurs missions défensives et il n’a pas hésité à le placer sur l’un des deux premiers trios offensifs de l’équipe à l’occasion. Mercredi, lors du deuxième match de la série face aux Voltigeurs de Drummondville, il a été nommé la troisième étoile du match.

«Au début de l’année, personne ne me parlait de lui, a mentionné Roy jeudi. Maintenant, on commence à me poser des questions et il commence à être sur le radar. S’il continue à jouer comme ça, plusieurs dépisteurs m’ont dit que c’était une carte cachée pour nous. De mon côté, je ne l’ai jamais perçu comme une carte cachée. On a toujours vu en lui un joueur avec une certaine dominance.»

«Pour moi, ç’a toujours été important de bien jouer autant offensivement que défensivement, a renchéri le no 19 des Diables rouges. Je crois beaucoup que tu te dois de jouer à toutes les positions et c’est ce que je veux amener à l’équipe. Je suis content qu’on m’utilise autant en avantage qu’en désavantage numérique et je suis satisfait de ma progression.»

Année bénéfique

Choix de cinquième tour des Remparts en 2019, Huchette avait préféré retourner au niveau midget AAA avec les Gaulois de Saint-Hyacinthe la saison dernière afin de conserver son admissibilité au parcours américain. Il a toutefois changé d’idée l’été dernier et a accepté l’offre des Remparts.

«Finalement, je regarde le tout et ça lui a servi [de jouer une année de plus midget AAA]. Ce que j’aime c’est sa polyvalence. Il peut autant jouer au centre qu’à l’aile droite ou gauche et il va très bien s’adapter. De plus, défensivement, quand il est sur la patinoire, j’ai confiance», analyse Roy.

Ce n’est toutefois pas parce que les recruteurs s’informent à son sujet qu’il entendra son nom prononcé au prochain repêchage à coup sûr. Même s’il possède un physique intéressant (6 pi 3 po et 200 lb) et qu’il fait partie des plus jeunes joueurs admissibles à la séance de sélection de juillet prochain (il est né le 1er août donc a toujours 17 ans), Huchette doit combattre une lacune qu’il traîne depuis longtemps : son coup de patin.

«Depuis que je suis jeune que je travaille là-dessus. Ça s’améliore. Dans les pratiques, je m’acharne constamment à améliorer mes trois premières enjambées. Je travaille énormément là-dessus pour pouvoir passer au prochain niveau.»

Pour Roy, ce n’est rien qui ne se corrige pas.

«Je pense que c’est une question de maturité physique dans son cas. On n’a qu’à regarder la progression de Nathan Gaucher par rapport à l’an dernier. Je m’attends à la même chose de Mik. Ce sont des gars qui travaillent fort, qui sont passionnés et qui veulent s’améliorer. Il travaille aussi avec un bon groupe d’agents, celui de Pat Brisson, et je sais qu’ils ont un plan estival pour lui donc j’ai confiance qu’il va continuer à progresser.»