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LNH

Mike Sullivan s’approche du trophée Jack-Adams

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L’entraîneur-chef des Penguins de Pittsburgh, Mike Sullivan, a obtenu du succès derrière le banc dans la Ligue nationale de hockey (LNH), comme le prouvent ses deux coupes Stanley, mais cette année, il pourrait mettre la main sur un trophée lui ayant toujours échappé jusqu’ici: le Jack-Adams.

Effectivement, son équipe a surpris quelques observateurs cette saison: avant les duels de lundi, elle occupait d’ailleurs le sommet de la section Est avec 67 points. Pourtant, les «Pens» ont vécu beaucoup de tourments au cours des derniers mois. Une élimination en ronde de qualification contre le Canadien de Montréal en séries 2020 a incité l’organisation à effectuer plusieurs changements l’automne dernier. 

Puis, il y a eu la démission du directeur général Jim Rutherford, remplacé par Ron Hextall. Et c’est sans compter les blessures ayant touché certains éléments-clés, notamment Evgeni Malkin. Or, tout cela n’a pas empêché le club de la Pennsylvanie de batailler pour le premier rang de la division.

Pour toutes ces raisons, les joueurs de Sullivan croient que leur mentor devrait être considéré pour succéder à Bruce Cassidy, des Bruins de Boston, à titre de récipiendaire du Jack-Adams.

«Il est un excellent instructeur, évidemment. Il s’organise pour que les gars soient redevables, mais il est réellement là pour nous, a affirmé l’attaquant Jake Guentzel au quotidien "Pittsburgh Post-Gazette". Nous sommes vraiment chanceux de compter sur lui.»

«Si on s’éloigne de notre plan de match, il deviendra brutalement franc avec nous et il nous montrera pourquoi on ne gagne pas ou les raisons pour lesquelles on accorde des occasions de marquer, a ajouté le défenseur Brian Dumoulin. Parfois, vous avez besoin d’honnêteté et vous devez la voir de vos propres yeux. Il a fait cela cette année.»

Habitué de franchir les obstacles 

Le principal intéressé préfère de son côté souligner les nombreuses épreuves que ses hommes ont dû surmonter, notamment les blessures ainsi que la COVID-19 et ses contraintes. Néanmoins, Sullivan est un habitué de ce genre de défi. En 2019-2020, il avait eu à composer avec l’absence de Sidney Crosby pendant quelques mois, mais les Penguins s’étaient débrouillés pour demeurer compétitifs.

«Chaque saison a sa propre histoire, a indiqué l’entraîneur. Il y a beaucoup de vagues et de creux. Les défis sont là et l’adversité se pointe inévitablement le bout du nez, car cette ligue est dure.»

Cette semaine, les épreuves seront relevées pour sa formation, qui se mesurera aux Bruins de Boston, mardi, avant de visiter les Capitals de Washington, jeudi et samedi.