Canadiens de Montréal

«Plus l’année avance, plus on voit qu'ils ne sont pas assez rapides»

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La récente glissade des Canadiens de Montréal coïncide avec une brigade défensive qui perd des plumes et inquiète depuis un mois. D’ailleurs, le seul défenseur ayant touché la cible en avril, Brett Kulak, est laissé de côté depuis une semaine. 

Mais la contribution offensive des arrières n’est pas la plus grande préoccupation à l’heure actuelle, selon l’analyste Mike Bossy. 

À voir dans la vidéo, ci-dessus.  

«Plus l’année avance, plus on voit que les défenseurs ne sont pas assez rapides pour affronter l’échec avant!», a-t-il analysé à TVA Sports, dimanche, au lendemain de la défaite de 5-2 à Calgary.

Selon Steven Finn, le Tricolore est trop souvent et trop longtemps pris dans sa zone, ce qui fut le cas dans les deux matchs face aux Flames.

«La première passe pour sortir du territoire et le jeu de transition ne sont pas évidents. C’est une des raisons pour lesquelles on n’attaque pas à partir de la ligne bleue adverse avec vitesse. 

«On a de la difficulté à créer des surnombres et des bonnes occasions de marquer.»

Des faiblesses exploitées  

L’ancien capitaine des Nordiques croit aussi que les autres formations souhaitent exploiter les faiblesses de la défensive montréalaise.

«Elles ont réalisé que le Canadien a un groupe physiquement imposant, qui va te faire payer le prix profondément dans le territoire. Mais ce n’est pas un groupe de défenseurs rapides.»

Parmi les six défenseurs réguliers du top 6, la colonne des +/- constitue un indice que ça ne tourne pas rond depuis un mois : Jeff Petry (-17), Shea Weber (-7) et Ben Chiarot (-7) ont combiné un effarant différentiel de -31 entre le 1er et le 24 avril.

«Ils sont tous dans les moins à l’exception d’Alexander Romanov. C’est difficile malgré le fait que les gardiens ont bien performé», a soulevé Mike Bossy, selon qui la rencontre de lundi face aux Flames n’est rien de moins qu’un match baromètre.

«Lundi soir, c’est le match de l’année, prévient-il. S’il perd ce match-là, Calgary se rapproche à deux points. Même si le Canadien a un match en main, il doit le gagner, car il ne le fait pas souvent!»  

Enfin, Bossy est d’avis que le directeur général Marc Bergevin a surévalué ses joueurs de centre avant le début de la saison après qu'ils aient démontré beaucoup de promesse pendant les dernières séries éliminatoires.

«Les séries ont faussé la donne sur le Canadien. On avait l’impression qu’on pouvait donner la pole à Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi, qu’on aurait été correct. Évidemment, on n’est pas correct!»