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Suivre le chemin tracé par Roy

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L’ancien gardien de but de la LNH Martin Brodeur a connu une très grande carrière dans le hockey professionnel, mais les choses auraient pu être bien différentes s’il n’avait pas eu Patrick Roy pour modèle.

Retraité depuis 2015, Brodeur a trois Coupes Stanley, deux médailles d’or aux Olympiques et le record de victoires de la LNH au compteur. Revenant sur sa carrière lors d’une longue entrevue à «JiC», l’homme de 48 ans reconnaît que de battre le record de victoires de Roy, en 2009, restera un moment particulièrement spécial dans son cheminement. 

«Quand j'ai été capable d'égaler Patrick Roy et de le dépasser ensuite, ça a été un super moment dans ma carrière, que je n'oublierai jamais. Tu joues pour gagner et quand tu as le plus de victoires, ça veut dire que tu as fait ta job!»

Qui plus est, Brodeur avait pu battre ce record à Montréal.

«Le fait que c'était mon idole quand j'ai grandi, c'était un bon moment, surtout qu'il avait pris le temps de venir à la rencontre et de me serrer la main», a-t-il indiqué.

Brodeur a eu l’occasion de repenser à tout ça, récemment, lorsque son compatriote Marc-André Fleury a récolté sa 485e victoire dans la LNH, ce qui l’a fait passer au quatrième rang dans l’histoire de la LNH. Devant Fleury, il y a trois autres Québécois : Brodeur, Roy et Roberto Luongo.

«Quand Marc-André a gagné son match, ça a sorti un peu partout qu'on était quatre Québécois, c'est pas mal impressionnant», a-t-il souligné.

«Il faut donner du crédit à Patrick Roy, c'est lui qui a vraiment été le leader et qui a commencé à gagner, a-t-il ajouté. Moi j'ai voulu faire la même chose et Roberto Luongo est arrivé quelques années après moi. Marc-André, je l'ai rencontré l'année qu'il s'est fait repêcher (...) presque 20 ans plus tard, il est quatrième dans les victoires!»

Brodeur est également revenu, dans cette entrevue, sur l’influence marquante de son père Denis, photographe et gardien de but médaillé de bronze aux Olympiques de 1956.

«Dans notre famille, les Olympiques avaient une grosse importance. Le diplôme et la médaille de mon père, son chandail de team Canada 1956, j'ai grandi avec ça dans le salon (...) mon but c'était de jouer dans la LNH, mais quand en 1998, ils ont laissé les professionnels jouer aux Olympiques, c'est là qu'on a mis notre oeil là-dessus.»

Le paternel, qui nous a quittés en 2013, manque encore beaucoup à celui qui est maintenant membre du Temple de la renommée du hockey.

«C'était plus difficile quand je jouais encore, parce que j'avais le réflexe de toujours vouloir l'appeler après chaque match, a-t-il admis. C'est ce que j'ai fait toute ma carrière. En ce moment, avec les enfants, il y a beaucoup de choses qu'il manque et pour lesquelles j'aimerais qu'il soit encore là. Mais c’est la vie.»

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.