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Desharnais veut «forcer la main des Oilers»

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Il n’y a pas qu’un seul chemin pour se rendre dans la Ligue nationale de hockey (LNH) et le Québécois Vincent Desharnais compte bien être l’un des prochains à en faire la preuve. 

Le défenseur format géant vient de parapher une nouvelle entente de deux ans à un volet de la Ligue américaine de hockey (LAH) avec les Condors de Bakersfield, soit le club-école des Oilers d’Edmonton.

Joint au téléphone en début de semaine, le sympathique gaillard de 6 pi et 6 po se dit apprécié dans l’organisation albertaine.

«Le directeur général des Condors[Keith Gretzky] est venu me voir pour me dire qu’il était vraiment content de ma progression, que je représentais une belle surprise et qu’il voulait que je reste avec eux. Il m’a dit qu’il croit que j’ai le potentiel de jouer pour les Oilers dans les deux ou trois prochaines années.»

Il faut comprendre que Desharnais revient de loin. Sélectionné en septième ronde du repêchage de 2016 par les Oilers, il a joué quatre ans dans le circuit universitaire américain avec Providence College. Au moment de faire le saut chez les professionnels en 2019, on lui a offert un contrat de la LAH. Il a toutefois passé la majorité de sa première campagne dans l’ECHL, anciennement connue sous le nom East Coast League.

«Je n’ai pas eu une mauvaise année la saison dernière, mais la East Coast, ça reste loin de la LNH, a analysé Desharnais.

Aucune attente

Conscient qu’il était très loin dans la hiérarchie des Oilers, le Lavallois n’avait aucune attente pour la campagne 2020-2021. Il faut croire que c’était une bonne façon d’aborder le tout, car jusqu’à maintenant, il a disputé tous les affrontements des Condors et n’a pas arrêté de voir son temps de glace augmenter.

«J’étais sur la dernière année de mon contrat, je voulais travailler fort et voir ce qui allait se produire. Je me disais qu’au pire, j’irais jouer en Europe ou tenter de me trouver un autre contrat ailleurs. J’ai toutefois réalisé que je n’étais pas si loin de mon rêve. Je suis à deux ou trois défenseurs de la LNH.»

Cette réalisation sera importante pour la suite de sa carrière, mais elle n’aurait pas eu lieu sans un autre changement qu’a fait Desharnais.

«La plus grande différence dans mon jeu par rapport à l’an dernier, elle est mentale. J’ai confiance en mes habiletés. Si je fais une erreur, je passe à autre chose. J’ai compris que personne n’était parfait et j’ai amené ça dans mon jeu.»

«J’ai une mentalité où je m’en fiche un peu plus, a-t-il poursuivi. Mon travail, c’est de jouer au hockey. J’ai l’impression que l’an passé, j’étais trop respectueux par rapport à mes adversaires. Cette année, je n’en ai rien à cirer qu’un rival soit le meilleur joueur ou le pire au monde. Cette mentalité m’aide beaucoup et rend ma vie plus facile.»

Place à la prochaine étape

Galvanisé par sa nouvelle entente, l’arrière qui aura 25 ans à la fin du mois de mai pense être sur la bonne voie et est en terrain connu.

«Quand ton DG et ton entraîneur viennent te voir pour te dire que tu as pris beaucoup de maturité et qu’ils sont heureux de ton jeu, ç’a fait du bien! Ça me prouve que je fais les bonnes choses. Ils m’incitent à continuer à faire ce que je fais. C’est super encourageant.»

«Ça prend du temps avant que je m’adapte. Partout où je suis passé, j’ai commencé comme septième ou huitième défenseur. J’ai toujours trouvé le moyen de monter les échelons.»

Et le prochain échelon, c’est le rêve qu’il chérit depuis la tendre enfance : jouer dans la LNH.

«Je veux forcer la main des Oilers, a affirmé Desharnais. Je leur ai ouvert les yeux cette année. La prochaine étape, c’est qu’ils n’aient pas le choix de m’offrir un contrat de la LNH.»