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Les Sabres s'ennuient d'Eric Staal

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La défaite des Sabres encaissée samedi a officiellement prolongé l’une des pires séquences de l’histoire du sport professionnel, car Buffalo n’a désormais aucune chance mathématique d’accéder aux séries éliminatoires. Et la misère pourrait bien se poursuivre l’année prochaine.

En s’inclinant 3 à 2 devant les Penguins de Pittsburgh, la troupe de l’entraîneur-chef Don Granato a vu ses espoirs anémiques d’atteindre le top 4 de la section Est réduits à néant. Il est vrai que l’équipe est virtuellement éliminée depuis belle lurette, une affreuse série de 18 revers n’ayant pas aidé la cause. Toutefois, la disette de 10 ans sans matchs d’après-saison se poursuit, elle.

Ainsi, les Sabres ont rejoint les Panthers de la Floride (2001-2011) et les Oilers d’Edmonton (2007-2016) à titre d’auteurs de la pire série du genre dans l’histoire de la Ligue nationale de hockey. Évidemment, personne n’est fier de cet «accomplissement» dans le clan concerné.

«Je pense que tout le monde ici a sa part de responsabilités et nous avons quelque chose à prouver, a commenté l’attaquant Tage Thompson au quotidien "The Buffalo News". On peut le constater en regardant chacun dans le vestiaire : nous formons un groupe affamé. Nous voulons gagner, renverser la vapeur et nous améliorer quotidiennement.»

La chance aux jeunes

Cependant, il faudra plusieurs changements pour permettre aux Sabres de redevenir un club potable. Pour ce faire, la haute direction devra s’assurer d’offrir aux principaux joueurs de la formation une relève adéquate en cas de blessure. 

Les absences du capitaine Jack Eichel et du gardien Linus Ullmark ont fait mal en 2020-2021; le second d’entre eux a récolté neuf victoires cette saison, comparativement à deux pour tous les autres gardiens ayant défendu la cage de Buffalo.

La solution passe-t-elle par l’embauche de plusieurs hockeyeurs provenant de l’externe ou plutôt le développement des jeunes de l’organisation? Ceux-ci devront d’ailleurs apporter une contribution significative.

«C’est très important pour les jeunes de prendre le tout en main dans la situation actuelle, mais nous la vivons tous, a affirmé Granato. Nous aurons besoin de tout le monde pour aider cette concession à obtenir du succès. 

«Ce n’est pas seulement à vos vedettes et vos meilleurs éléments de le faire. On parle de la profondeur. Tous les clubs qui gagnent dans cette ligue en ont.»

La perte d’Eric Staal

Pendant qu’à Montréal, les partisans du Canadien sont déçus des performances d’Eric Staal, son ancienne équipe à Buffalo s’ennuie de ses qualités de leader. Aux yeux de Granato, le vétéran assumait une présence rassurante pour ses coéquipiers.

«C’est une perte, car il est un leader, un gars qui nous a aidés dans notre travail d’entraîneur lors de la transition. Il représente un bon communicateur pour nous et les joueurs, a expliqué Granato au sujet de celui ayant été acquis par le Tricolore le 26 mars. 

«Tous dirigent leur regard vers lui. Donc, on a vraiment perdu une grosse partie de cela. C’est un joueur qui se trouve tout le temps dans les environs et son aide se fera encore sentir chez nous à certains égards.»