Crédit : Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montr�al

Boxe

«J’ai fait une petite dépression» - Butler

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Après sa défaite contre Jose de Jesus Macias en janvier, Steven Butler s’est remis en question durant quelques semaines. Cependant, il a rapidement constaté que la passion de la boxe était encore bien présente chez lui.

«J’ai fait une petite dépression après ma défaite contre Macias, a confié Steven Butler (28-3-1, 24 K.-O.) au Journal de Montréal. J’étais un peu démoralisé et je me remettais en question.»  

«J’ai réécouté le combat à plusieurs reprises pour voir ce qui n’avait pas fonctionné. Ma préparation et mes sacrifices étaient comparables à ceux que j’avais faits lors de mon combat de Championnat du monde.»

Par la suite, il a eu une rencontre avec son entraîneur de la première heure, Rénald Boisvert.

«Ça m’a fait beaucoup de bien de lui parler, a-t-il poursuivi. Ç’a toujours été mon homme de confiance. J’ai vu qu’il avait encore confiance en moi et en mes capacités.»

«À la fin, il m’a demandé : “Est-ce que ça tu as encore le goût de souffrir, de faire les sacrifices et de te battre ?” La réponse a été oui sans hésiter. J’ai eu la confirmation dans le gymnase par la suite.»

Quand serait-il prêt à remonter sur le ring ?

«Lors du gala du 15 mai si c’était possible ! Je fais confiance à mes conseillers pour déterminer le bon moment. Je dois m’asseoir avec Rénald et mon promoteur Camille Estephan dans les prochains jours pour planifier mon retour.»

«Je sais déjà que je vais me battre en sous-carte et la mission sera de rebâtir. Je vais affronter des adversaires qui vont me permettre de progresser.»

Boisvert de retour   

Après quelques rencontres, Butler a décidé de redonner le poste d’entraîneur-chef à Boisvert après quelques mois passés dans le gymnase de Mike Moffa.

«C’est un retour aux sources, a ajouté le protégé d’Eye of the Tiger Management. Je veux retourner à mon style naturel, qui était basé sur ma force de frappe.»

«Avec Mike, ce fut une année d’apprentissage et je ne le remercierai jamais assez. Il a bien pris soin de moi, mais je me suis éloigné du style qui m’avait procuré du succès.»

Il a aussi ajouté deux nouveaux membres à son équipe : son père, Clint, et Vincent Auclair.

«Mon père voulait s’impliquer avec moi depuis le début de ma carrière, mais j’étais toujours fermé à cette idée, a précisé l’athlète de 25 ans. Puis, il a commencé à venir au gymnase avec moi lorsque j’ai commencé à travailler avec Mike.»

«J’aimais ce qu’il m’apportait et sa vision des choses. Il sait très bien que je ne veux pas des conseils de père, mais celui d’un entraîneur dans le gymnase.»

Crédit photo : Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

Des yeux en bonne santé   

Après son choc contre Macias, Butler a mentionné qu’il n’avait pas vu arriver le coup fatal de son adversaire. On se demandait si sa vision était affectée, mais il a eu de bonnes nouvelles à ce niveau.

Tous les doutes ont été effacés après les examens effectués par le médecin spécialisé en neurosciences David Tinjust.

«Ma vision en trois dimensions est encore là, mais c’est un aspect qui peut s’améliorer, a expliqué Butler. J’aurais dû faire de la réadaptation après mon opération à l’œil gauche, mais avec la pandémie, je n’en ai pas fait.»

«Je suis en train de faire les exercices que j’aurais dû faire il y a 18 mois pour retrouver mes réflexes. Tu ne peux pas savoir ce type d’information sans avoir fait des tests poussés. Ça s’améliore toutes les semaines et on est sur la bonne voie.»