«On ne méritait pas de gagner»

Jean-François Chaumont
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Il y a de plus en plus de couleurs dans le choix des vestons et chemises de Dominique Ducharme, mais pour analyser un match, ça restera toujours noir ou blanc. Il n’y a pas de zone grise avec lui.
Après le revers de 4 à 1 contre les Flames de Calgary, l’équipe qui pourchasse le Canadien de Montréal pour le quatrième rang de la section Nord, l’entraîneur-chef par intérim n’a pas pris de détour pour expliquer la performance des siens.
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«On a eu ce qu’on méritait, c’est tout, a dit Ducharme, mercredi. On ne méritait pas de gagner.»
À partir de la deuxième période, il a jonglé avec ses trios dans l’espoir de raviver la flamme. Quand on lui a parlé des changements, il a offert une réponse des plus honnêtes.
«Ce soir, on n’avait pas assez de joueurs qui jouaient à leur potentiel, a-t-il répliqué. Tu essayes d’allumer des feux, tu cherches des étincelles. On a besoin de plus de certains joueurs.»
Ducharme n’a pas utilisé le mot passager, mais il voulait dire exactement ça. Il a aussi eu la sagesse de ne pas identifier de joueurs.
C’est toutefois facile de ressortir quelques noms. Nick Suzuki (-3), Tyler Toffoli (-3), Jesperi Kotkaniemi, Tomas Tatar, Shea Weber (gros revirement sur le troisième but des Flames) font partie du groupe des invisibles dans cette rencontre contre les Flames.
Des batailles perdues
Questionné à savoir si le troisième but des Flames était à l’image du jeu décousu de son équipe et de son capitaine dernièrement, Ducharme s’est refusé de critiquer Weber.
«Dans l’ensemble, ce n’est pas que nous donnons une tonne de chances, a-t-il répliqué. Ce que nous n’aimons pas, c’est que nous passons trop de temps dans notre territoire. Nous n’avons pas tué des jeux rapidement, nous ne gagnions pas les batailles 50-50 pour la rondelle. Nous courions après la rondelle. En première période, nous ne pouvions pas remporter une mise en jeu. Nous ne partions pas avec la rondelle et nous ne gagnions pas nos batailles.»
Au sujet des mises en jeu, le CH a terminé avec un maigre 40%. Suzuki et Kotkaniemi, les deux jeunots au centre, ont encore une fois connu des difficultés à respectivement 40% et 30%.
«Je ne sais pas si c’est récurant, a-t-il mentionné. Chaque soir est différent. Pour nos jeunes centres, tu ne peux pas changer ça en trois semaines ou un mois. On travaille avec eux, on fait des vidéos, on regarde des outils pour les aider. Quand tu prends des mises en jeu contre des gars de 10-12-15 ans dans la LNH, ce n’est pas facile. Mais comme équipe, on doit être meilleur. Quand tu n’as pas la rondelle, tu dois courir après. On ne gagnait pas les rondelles 50-50. Ça vient souvent ensemble.»
Point de presse de Nick Suzuki
Point de presse de Jeff Petry
Point de presse de Brett Kulak