Le projet d’amphithéâtre à Calgary en danger?
Agence QMI
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Un chapitre s’est récemment ajouté à la saga du nouvel aréna des Flames de Calgary, le projet ayant été mis en veilleuse temporairement, en raison de contraintes budgétaires.
Les Flames souhaitent remplacer le vétuste Saddledome, construit en 1983. Après les tergiversations du conseil de ville de Calgary, une entente était survenue en décembre 2019. La Ville avait en effet accepté de financer le projet à hauteur de 290,4 millions $.
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L’amphithéâtre, dont la Ville sera propriétaire, doit coûter 550 millions $. Or, il semble que la pandémie de COVID-19 cause des maux de tête aux gestionnaires du projet, selon les informations du réseau Sportsnet.
«À ce stade précoce du projet, il y a une différence entre l'estimation actuelle du budget et les exigences du projet pour les installations», a fait savoir Kate Thompson, présidente et chef de la direction de Calgary Municipal Land Corp. (SMLC), dans un communiqué.
«Compte tenu de l’ampleur et de l’importance du projet, les parties ont convenu de mettre le projet sur pause afin de se laisser le temps de résoudre ces problèmes. La décision de prendre cette pause est une approche responsable et prudente pour nous assurer de trouver les meilleures solutions pour faire avancer le projet avec succès, sans avoir de coûts supplémentaires.»
Les Flames menacés
Le nouvel aréna est nécessaire pour assurer la pérennité des Flames en Alberta. Le commissaire de la Ligue nationale de hockey (LNH), Gary Bettman, s’était notamment exprimé en ce sens en mars 2018, lorsque les négociations entre les parties étaient au point mort au chapitre de la pondération de la contribution financière de la Ville dans ce projet.
Une entente de principe avait finalement été obtenue en juillet 2019, avant d’être signée au mois de septembre. En contrepartie de la subvention de la Ville, les propriétaires des Flames, chez Calgary Sport and Entertainment Corporation (CSEC), seront responsables de l'exploitation et de l’entretien de la nouvelle structure pour une période de 35 ans. Ils devront également imposer une taxe de 2 % sur les billets, une mesure qui devrait permettre à la Ville de récupérer 155 millions $ sur la même période.